mardi 7 avril 2020
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Le paiement sans contact bientôt généralisé en Polynésie

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Jusqu’à aujourd’hui, seule la Banque de Tahiti avait équipé son parc du système de paiement sans contact. D’ici la fin de l’année, l’ensemble des Polynésiens y auront accès. Les techniciens de l’OSB font le tour des commerçants pour installer cette nouvelle fonction. Une opération de grande ampleur puisque le reste du parc compte près de 2 700 terminaux de paiement électronique.

Publié le 16/01/2020 à 10:30 - Mise à jour le 17/01/2020 à 9:29
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Jusqu’à aujourd’hui, seule la Banque de Tahiti avait équipé son parc du système de paiement sans contact. D’ici la fin de l’année, l’ensemble des Polynésiens y auront accès. Les techniciens de l’OSB font le tour des commerçants pour installer cette nouvelle fonction. Une opération de grande ampleur puisque le reste du parc compte près de 2 700 terminaux de paiement électronique.

Certains d’entre vous ne l’ont peut-être pas encore remarqué. Discret, le petit pictogramme permet de payer sans faire de code. L’émission des ondes radio s’occupe de la transaction. Lancé en 2016 par la Banque de Tahiti, le dispositif semble encore largement méconnu.  

Chez la plupart des commerçants, son utilisation reste marginale. « Nous avons peut-être une transaction sur 1000 avec la carte sans contact, confie Marc, un commerçant. Il y a aussi une certaine réticence, je pense, à utiliser la carte sans contact en raison des risques qu’elle pouvait présenter. Je dis bien qu’elle pouvait représenter parce que ça a évolué au niveau de la sécurité des données personnelles que la puce contenait. Donc il y a moins de risques de piratage aujourd’hui qu’à l’origine de la carte sans contact, mais c’est resté quand même dans les esprits avec un certain conservatisme sur le type de transaction. »

Marc propose donc des étuis de sécurité contre le vol de données. « C’est simplement une cage de Faraday qui se doit d’être le plus esthétique possible, poursuit-il, et qui protège. Puisque carte sans contact, ça veut dire transmission d’information entre un récepteur et un émetteur, donc les ondes qui passent sont susceptibles d’être captées et utilisées à mauvais escient. Et c’est surtout très utile lorsqu’on voyage à l’étranger, aux Etats-Unis, en Europe… »

Si les banques proposent également ce type de protection pour rassurer les clients, elles assurent que les contrôles aléatoires laissent peu de place aux fraudeurs.  

« Il y a peu de chances que la fraude sévisse autant qu’elle a pu sévir à un moment donné en métropole, et encore, en métropole c’est resté très à la marge, indique Evelyne Brichet, de l’Association française des banques de Polynésie française. Ça a été au moment de la sortie des premières cartes, ce qui n’a pas empêché le régulateur d’augmenter le plafond des cartes, parce qu’à l’origine il était à 20 euros et est passé à 30 euros, et c’est comme ça qu’on a dépassé le milliard de transactions. »

Ce petit pictogramme indique que vous disposez d’une carte sans contact. (crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

En Polynésie, près d’un quart des TPE sont déjà formatés au sans contact. C’est dire la marge de progression. Mais si le déploiement a un coût, il présente aussi un intérêt économique pour les banques.

« Ça permet de diminuer les coûts inhérents qui sont liés à la gestion des chèques, à l’utilisation des espèces, poursuit Evelyne Brichet. Aujourd’hui chez un commerçant, si vous lui proposez le sans contact, l’argumentaire principal est de dire qu’on limite aussi les fraudes chez le commerçant, on limite le temps d’attente en caisse. Comptablement, le suivi pour lui est beaucoup plus facile. Donc les banques ont compris cet intérêt-là et en témoigne le succès du sans contact en métropole. D’ici la fin d’année, l’ensemble des banques aura quasiment doublé le nombre de porteurs titulaires du sans contact avec les mêmes enjeux de déploiement chez les commerçant. »

Sur le terrain, les techniciens du prestataire monétique enchaînent les mises à jour. Et la liste est longue. Sur toute la Polynésie, il y a 2 700 appareils à équiper de la technologie dite NFC : un système d’ondes à courte portée.

« On a commencé par le secteur alimentaire, explique Fredy Lau, responsable commercial chez OSB. Parce que c’est ce secteur qui aujourd’hui a un panier moyen qui représente généralement un montant de 3500 Fcfp. »

Car tout l’intérêt du sans contact, c’est de s’affranchir du liquide pour les transactions inférieures à 3 500 francs : soit 30 euros, le même plafond qu’en métropole.

D’ici la fin de l’année, tous les porteurs d’une carte visa devraient avoir la fonction sans contact. De quoi contribuer encore à la raréfaction des espèces.

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