dimanche 25 septembre 2022
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Le motu Toapuhi occupé illégalement à Tahaa

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Vendu en 1927, le motu Toapuhi abrite depuis 3 mois les descendants de Piu A Ruahe. Une terre qu’ils revendiquent aujourd’hui, au grand désarroi du propriétaire actuel. Dans ce contexte, la police municipale a dû monter au créneau.

Publié le 15/03/2022 à 17:27 - Mise à jour le 16/03/2022 à 9:56
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Vendu en 1927, le motu Toapuhi abrite depuis 3 mois les descendants de Piu A Ruahe. Une terre qu’ils revendiquent aujourd’hui, au grand désarroi du propriétaire actuel. Dans ce contexte, la police municipale a dû monter au créneau.


Greg Hart est stupéfait d’être accueilli sur son motu par des personnes qui ne font pas partie de sa famille. Installés depuis le 7 décembre dernier, ces descendants de Piu A Ruahe revendiquent la terre qui aurait été vendue il y a près de 95 ans par leurs aïeux.

Le ton monte très vite. Les policiers municipaux, sollicités par la famille Hart pour réaliser un constat, tentent de calmer le jeux.  

Greg Hart assure que sa famille détient les titres de propriété. Selon lui, le motu de 8 hectares aurait été acquis par son grand-père en 1927 : “J’ai déjà eu des problèmes il y a 15 ans, on a été au tribunal forain qui a dit qu’ils n’avaient pas de papier, mais que moi j’étais propriétaire par plusieurs actes de vente légaux. Et aujourd’hui on est là parce que ces gens sont morts, et maintenant c’est une nouvelle génération”.

Louise Tetuanui, à la tête du mouvement, remet en question l’authenticité des actes de ventes : “un jugement a déclaré nul toutes les ventes, en 1927. Je reste donc sur mes positions”.

Fare potee en construction, sanitaires, extraction de sable…. Le campement a été établi. Mais pour Greg Hart, il n’est pas question de laisser les squatteurs s’installer indéfiniment : “si quelqu’un vient chez vous et y construit quelque chose, vous avez le droit de l’enlever. On ne cherche pas la violence, mais on va enlever ce qu’ils ont commencé” .

Le campement a été détruit à coup de tronçonneuse et de massue, devant le regard impuissant des revendiquants.

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