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Le dock flottant arrive en fin de vie

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Infrastructure clef pour l’armée mais également pour les armateurs, le dock flottant de la marine nationale est au cœur des débats depuis des années . Il date de 1975 et la question de son renouvellement se pose . Si son état est encore bon, il n’est plus pleinement adapté aux besoins civils. Officiellement, le dock arrivera en fin de vie en 2030.

Publié le 25/12/2022 à 20:52 - Mise à jour le 25/12/2022 à 20:52
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Infrastructure clef pour l’armée mais également pour les armateurs, le dock flottant de la marine nationale est au cœur des débats depuis des années . Il date de 1975 et la question de son renouvellement se pose . Si son état est encore bon, il n’est plus pleinement adapté aux besoins civils. Officiellement, le dock arrivera en fin de vie en 2030.

Pour la réparation navale, il est un outil indispensable depuis bientôt 50 ans. Le dock flottant de la marine nationale, construit par l’ancien arsenal de Brest, arrive en fin de vie. Officiellement ce sera dans moins de 10 ans, en 2030.

Rien n’est encore décidé pour la suite. Sera-t-il remplacé par un dock neuf ? Son usage sera-t-il prolongé ? Les forces armées, par la voix du Contre-Amiral Geoffroy D’Andigné, Commandant supérieur des forces armées en Polynésie française, se veulent rassurantes. “Le dock, il est pérenne. Après 2030, on aura toujours un besoin. Aujourd’hui, la solution technique que l’on a jusqu’en 2030 c’est notre dock. D’ici 2026, il faudra donc étudier quelle décision on prendra pour la suite. Toutes les options sont ouvertes.

Au-delà de cette échéance, la marine nationale maintiendra ses capacités dans le Pacifique. D’autant que sa flotte sera dotée de deux nouveaux patrouilleurs. “Le besoin militaire, il va perdurer, il va falloir les entretenir. La situation est la même en Nouvelle-Calédonie. Il faut savoir que ce dock, il sert pour la Polynésie française, mais il sert aussi pour la Nouvelle-Calédonie qui peut nous envoyer des bateaux

L’outil employé au profit des bâtiments militaires est aussi utilisé aussi par les armateurs grâce à une convention entre la marine et la chambre de commerce.  60% du temps , le dock est utilisé l’armée, et le reste du temps, il est utilisé pour les besoins civils.

17 navires civils y ont été réparés en 2021. Le dock permet de mettre au sec des navires de plus de 800 tonnes. Mais en 5 décennies la construction maritime a évolué. Le dock n’est plus adapté aux besoins civils. Les navires comme le cargo mixte Aranui 5 ou encore le bateau de croisière le Paul Gauguin qui naviguent dans les eaux polynésiennes doivent se rendre en Nouvelle-Zélande pour caréner. “Aujourd’hui, on est obligé de concevoir, de construire nos navires par rapport au dock flottant et pas par rapport au marché qui existe aujourd’hui” explique le président du cluster maritime, Tuanua Degge.

Outil de maintenance, le dock flottant peut s’avérer un moteur du développement de l’économie bleue. “Déjà, cette manne là devrait rester ici, en Polynésie plutôt que de l’exporter.Après, c’est vrai que la Polynésie est au centre du Pacifique Sud, et ça permettrait de caréner des navires qui passent dans nos eaux et donc ce serait économiquement une manne supplémentaire pour le pays.” Le cluster maritime a en effet, pour ambition que Papeete devienne un carrefour de la réparation navale. Et un dock neuf serait certes, plus attractif.