mardi 7 avril 2020
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L’audiovisuel, un secteur qui séduit les jeunes

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Ils sont graphistes, cadreurs, réalisateurs ou beatmakers. Avec la généralisation des smartphones et du numérique, les métiers de l’audiovisuel attirent de plus en plus de jeunes. Faute d’école spécialisée au fenua, ils sont nombreux à se former sur le tas. Comment font-ils pour s’en sortir et se faire une place sur un marché restreint ? Eléments de réponse.

Publié le 23/01/2020 à 10:19 - Mise à jour le 23/01/2020 à 15:40
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Ils sont graphistes, cadreurs, réalisateurs ou beatmakers. Avec la généralisation des smartphones et du numérique, les métiers de l’audiovisuel attirent de plus en plus de jeunes. Faute d’école spécialisée au fenua, ils sont nombreux à se former sur le tas. Comment font-ils pour s’en sortir et se faire une place sur un marché restreint ? Eléments de réponse.

Le geste est précis, le regard concentré. Bienvenue à Lucid Dream. Dans cette petite société coopérative, il n’y a que des patentés. Ils n’ont pas 30 ans et déjà 7 ans d’expérience dans la production audiovisuelle. Leur point commun : ils sont tous autodidactes.

« J’ai l’impression qu’il y a toujours un peu un schéma classique ici, c’est que nous on a commencé à faire des after movies, c’est-à-dire les vidéos de soirée, il y a un événement en boîte et il faut aller filmer, explique Larry, scénariste et réalisateur. Et tous les jeunes que je vois arriver, ils suivent un peu ce même schéma. Les after movies, et petit à petit des pubs pour des petites boîtes. »

C’est comme ça qu’ils ont eux-mêmes démarré, armés d’une solide passion et formés avec les moyens du bord, « à base de tutos sur Internet, à base d’échanges avec les autres qui connaissaient plus ou moins les logiciels« , confie Anthony, infographiste et motion designer. « En vrai maintenant, ce sont des logiciels où une fois que tu connais les raccourcis et que tu as ta boîte à outils, tu peux faire ce que tu veux. »

Et comme le milieu de la vidéo se nourrit du milieu de la musique, ils travaillent de plus en plus avec des beatmakers, compositeurs d’un nouveau genre. Ce sont d’ailleurs leurs créations instrumentales qui permettent aux artistes de poser leur voix. C’est le cas du collectif Mamu, qui signe un nouveau label.  

« Il y a une communauté qui évolue, il y a plein de petits producteurs et DJ qui arrivent, indique Ariihau, beatmaker du collectif Mamu. Ce serait bien d’ouvrir une école de production musicale ici. Peut-être que ça ouvrirait plus de débouchés ici, peut-être qu’il y aurait un marché qui va se construire autour de la musique. »

(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Mais si le milieu séduit beaucoup de jeunes, difficile de se faire une place au soleil. Les débouchés sont limités, et le marché confiné.

« La Sacem gagne de moins en moins d’argent, donc c’est un peu compliqué, mais on essaie de s’en sortir, souffle Larry. On vise un peu les productions, surtout maintenant que Netflix, ou des grosses plateformes comme ça essaient de s’ouvrir un peu au monde. »

Pas de doute pour leurs aînés du secteur : si la filière s’est largement développée avec le Fifo, une école de cinéma vient à manquer pour retenir les talents, et former des spécialistes.

« Les gamins quand ils veulent faire des trucs, ils n’ont pas forcément les moyens d’aller étudier ailleurs puisque ici il n’y a pas de vraie école cinématographique, déplore Claire Schwob, membre du syndicat de la production audiovisuelle en Polynésie. C’est vrai que sur Internet, ne serait-ce qu’en montage ou même en réalisation, tu as des tutos. Les appareils aujourd’hui sont totalement accessibles en termes de prix, donc les jeunes peuvent vraiment se lancer là-dedans. Mais, sans apprentissage et sans expérience, on a beaucoup de gamins qui font des trucs plutôt pas mal mais qui touchent à tout et qui finalement ne sont spécialisés dans rien. »

Certains d’entre eux tirent pourtant leur épingle du jeu avec le soutien à la création audiovisuelle (SAC). Entre l’écriture, le développement ou la production, le SAC propose des aides qui varient de 350 000 à 5 millions de francs. Un petit coup de pouce qui peut faire une grande différence.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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