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L’Atalante en mission scientifique dans le Pacifique Sud

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Le navire de recherche de l’Ifremer, L’Atalante, débute ce dimanche une campagne dans les eaux du Pacifique Sud où son équipage dispersera des balises de mesures sismiques.

Publié le 04/08/2019 à 11:21 - Mise à jour le 05/08/2019 à 10:55
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Le navire de recherche de l’Ifremer, L’Atalante, débute ce dimanche une campagne dans les eaux du Pacifique Sud où son équipage dispersera des balises de mesures sismiques.

Gilles Ferrand est le commandant d’un des plus imposants navires de recherches océanographiques français : L’Atalante. Long de 85 mètres pour 3 350 tonnes, ce bateau de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) accueille une vingtaine de membres d’équipages mais aussi des scientifiques. Car L’Atalante est un véritable laboratoire flottant pluridisciplinaire.

« On peut faire tout type de travaux océanographiques, précise son commandant. On n’est pas spécialisés dans une science plus qu’une autre, donc on fait aussi de la géophysique, de la cartographie pure, donc là on s’intéresse aux fonds. On peut prélever des sédiments ou des roches. On peut envoyer un sous-marin récupérer des pièces précises. »

Gilles Ferrand nous dévoile le sous-marin Victor. (crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Le sous-marin en question, baptisé Victor, est piloté à distance depuis le PC scientifique aménagé au cœur du navire. Il se révèle très utile en grandes profondeurs.

« Il pèse environ 4,5 tonnes et il peut descendre jusqu’à 6 000 mètres, détaille Gilles Ferrand. Il y a sept caméras et des bras préleveurs. On peut échantillonner au fond. On peut ramasser soit du vivant, soit des rochers, ça dépend qui est le client, si on a plutôt des géologues ou des biologistes. »

Mais pour cette campagne, Victor devrait rester au sec. L’équipage de L’Atalante se contentera pour cette mission de disperser des balises de mesure derniers cris dans le Pacifique Sud. Elles permettent de capter les ondes sismiques et donc d’étudier et de cartographier la structure des fonds marins.

« Ça va capter les micromouvements de l’écorce terrestre, qu’on n’a pas les moyens de capter avec les sismographes, poursuit le commandant de L’Atalante. Les sismographes à terre sont seulement sur les îles, en particulier dans le Pacifique, puisqu’il y a surtout de la mer. Et donc tous ces micromouvements vont pouvoir être écoutés par ces flotteurs dérivants Mermaid et pouvoir donner des informations sur les mouvements de la croûte terrestre en général. »

(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

L’Atalante a levé l’ancre ce dimanche. Durant un mois, le navire scientifique effectuera une large boucle autour de Tahiti pour y déposer ses balises dérivantes. Puis il gagnera la Nouvelle-Calédonie dans l’attente de sa prochaine mission.

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