mercredi 24 février 2021
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L’aéroport presque à l’arrêt : les riverains de Faa’a respirent et profitent du calme

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Ce n’est pas arrivé souvent en 60 ans : l’aéroport de Faa’a est quasiment à l’arrêt depuis près d’une semaine. Plus de décollage ni d’atterrissage hormis les Evasans. Conséquence : la population se sent quelque peu isolée, et l’économie du pays est impactée. Mais les riverains de l’aéroport, eux, respirent, et profitent de ce calme inhabituel.

Publié le 02/04/2020 à 17:17 - Mise à jour le 02/04/2020 à 20:30
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Ce n’est pas arrivé souvent en 60 ans : l’aéroport de Faa’a est quasiment à l’arrêt depuis près d’une semaine. Plus de décollage ni d’atterrissage hormis les Evasans. Conséquence : la population se sent quelque peu isolée, et l’économie du pays est impactée. Mais les riverains de l’aéroport, eux, respirent, et profitent de ce calme inhabituel.

Le silence ou presque… un plaisir que les résidents des foyers situés à proximité de l’aéroport n’ont pas souvent l’occasion de connaître. Mais depuis une semaine, avec l’arrêt des vols intérieurs et internationaux, ils respirent et redécouvrent les bruits de la nature :

« Je suis né ici, dans ce quartier, en 1950, à côté de l’aéroport », raconte Michel Paofai, qui habite à quelques dizaines de mètres du tarmac. « Je n’ai jamais vu l’aéroport quasi à l’arrêt comme ça. J’entendais, dans mon sommeil, ce bruit, jusqu’à présent. Là, on dort bien, les enfants jouent, il n’y a pas de bruit « 

En cette période de confinement, où les riverains sont chez eux 24h/24 : le calme est apprécié…

« C’est très tranquille, c’est un peu surprenant », confie Alain Cariou, un, riverain de la Cité de l’Air. « Je vis dans le calme, je dors mieux la nuit. Je vis en face de l’aéroport, donc il y a beaucoup de trafic. La journée, je travaille, mais la nuit, il y a quelques rotations d’avions. Tout d’un coup, c’est devenu vraiment calme ». « Il y a beaucoup de calme, de tranquillité, et moins de pollution », se réjouit un autre résident, Jean-Claude Bourguignon. « Oui, ça fait du bien », s’exclame, Raihere Tetohu, elle aussi, riveraine à Faa’a.

Le site de l’aéroport tourne également au ralenti. Peu de monde y travaille encore. Seuls des vols exceptionnels sont programmés. Comme celui sur Shanghai. Mais aussi les evasans, des vols de l’armée. Les pompiers de l’aéroport travaillent encore eux aussi. L’arrêt des vols commerciaux devrait durer un mois au minimum. Les riverains pourront encore profiter quelques temps du calme provisoire.

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