mardi 19 octobre 2021
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L’aéroport de Tahiti reprend vie

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La Polynésie se rouvre doucement au monde. Une bonne nouvelle pour les nombreux travailleurs de l’aéroport international, jusqu’ici contraints de réduire radicalement leur activité. Si les aides du territoire et le trafic domestique ont soulagé un temps ces acteurs, ils peuvent enfin envisager de meilleurs jours.

Publié le 11/06/2021 à 16:36 - Mise à jour le 11/06/2021 à 16:36
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La Polynésie se rouvre doucement au monde. Une bonne nouvelle pour les nombreux travailleurs de l’aéroport international, jusqu’ici contraints de réduire radicalement leur activité. Si les aides du territoire et le trafic domestique ont soulagé un temps ces acteurs, ils peuvent enfin envisager de meilleurs jours.

Il est le lien entre Tahiti et ses îles, mais aussi entre Tahiti et le monde. Après une période difficile, malgré les rotations interinsulaires, l’aéroport de Tahiti-Faa’a reprend doucement vie.

“L’activité internationale était tombée à -98% par rapport à la situation d’avant crise. Et maintenant, grâce à la réouverture des frontières avec les États-Unis, puis après avec la France et l’Europe, nous sommes aujourd’hui revenus à, à peu près, à peine 25% du trafic d’avant crise, indique Jean-Michel Ratron, le directeur général d’Aéroport de Tahiti. Nous sommes en train de reprendre progressivement l’activité, à peu près au même rythme que le trafic lui-même.”

Pour les nombreux prestataires, la réouverture du ciel polynésien leur permet enfin d’avoir de la visibilité et elle marque la fin de l’incertitude.

Comme pour ce loueur de voitures : “En plus de la location de voitures, on a dû se réorienter sur une autre activité, dans le clean & check, pour justement essayer de stabiliser l’activité, explique Moe, une employée. Maintenant on est content que les frontières se rouvrent petit à petit et on voit que pour les mois à venir, il y a du monde qui arrive.”

Pour Georgic, co-gérant d’un curios, le calcul est simple mais lourd. “C’est un lieu de passage. S’il n’y a pas d’avion, il n’y a pas de passage, souffle-t-il. Pas de passage, pas de chiffre d’affaires. Par contre, les charges, elles, elles sont toujours là. Il faut payer l’électricité, il faut payer les impôts, il faut payer les redevances à ADT. Ça a été une crise très difficile. On commence à voir une amélioration, mais c’est encore chancelant.”

Teva, chauffeur de taxi, “voit que les touristes reviennent. Il y a d’autres copains qui reviennent aussi. Ça fait un an qu’on ne les a pas vus et maintenant on les voit qui reviennent”.

Mama Mariana, toujours présente au fare hei, déplore que depuis le confinement, les vendeuses de couronnes de fleurs et de coquillages ne sont pas toutes revenues. “Mais j’ai vu hier soir qu’il y a des départs et des arrivées. Et ça a été, les mamans ont eu des sous. C’est pas beaucoup, mais ça va”, sourit-elle.  

Dans l’attente de jours meilleurs, l’activité de l’ensemble des opérateurs de l’aéroport, qu’il s’agisse des mama ou encore des restaurateurs, reprend progressivement son cours.

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