jeudi 27 janvier 2022
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Communiqué

L’activité touristique de ces deux dernières années : la plus basse de l’histoire de la Polynésie

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COMMUNIQUÉ - À l’initiative du ministre des Finances, de l’économie et du tourisme, Yvonnick Raffin, la Présidence de la Polynésie française a accueilli, mercredi, le dernier "Observatoire du tourisme" de l’année.

Publié le 16/12/2021 à 14:31 - Mise à jour le 16/12/2021 à 16:29
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COMMUNIQUÉ - À l’initiative du ministre des Finances, de l’économie et du tourisme, Yvonnick Raffin, la Présidence de la Polynésie française a accueilli, mercredi, le dernier "Observatoire du tourisme" de l’année.

Décrit “comme un moment important et attendu tant par les acteurs du secteur que par les services du Pays”, il a rassemblé près de 60 représentants des différents segments et des filières de la première industrie du fenua, cette rencontre a été l’occasion de diverses présentations afin de retracer le chemin parcouru ces 12 derniers mois et d’échanger sur les tendances et les opportunités des mois à venir.

Dans le panorama des résultats 2020-2021 présenté par l’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), on observe en 2020 une variation du nombre de visiteurs de -70% par rapport à 2019 (90 000 visiteurs dont 77 000 touristes). En 2021, moins de 85 000 visiteurs (tous touristes) au total auront apprécié la Polynésie, dont près de la moitié au cours de ces trois derniers mois. L’activité touristiques de ces deux dernières années aura été la plus basse de son histoire, après avoir franchi plusieurs seuils records en 2018 et 2019. La Polynésie française affiche pourtant des résultats plutôt meilleurs que de nombreuses destinations dans le monde, et notamment dans la région, mais il va falloir compter avec un rebond progressif de la concurrence dans les prochains mois.

90% des visiteurs des États-Unis et de métropole

Ainsi, la pandémie mondiale aura aggravé la concentration des marchés puisque l’hexagone et les États-Unis représentent désormais 90% des visiteurs, contre les deux tiers il y a deux ans. C’est donc une fragilité supplémentaire, qui pourrait exposer la destination à de nouvelles turbulences, si elle ne parvient pas à capter à nouveau ses autres clientèles habituelles au plus vite.

Si l’hôtellerie, le transport aérien et la croisière sont directement et fortement impactés par cette situation, les autres types d’hébergements (meublés du tourisme et pensions) semblent s’avérer plus résilients avec des rebonds plus rapides, et correspondants aux attentes des clientèles internationales actuelles (davantage d’isolement et de services individualisés) et des clientèles locales qui ont été stimulées ces derniers mois, notamment par le déploiement de Titeti Ai’a.

Le Directeur général de Tahiti Tourisme a présenté ensuite l’état des marchés, et le bilan d’une tournée sur les différents marchés européens qu’il conduit actuellement dans 4 pays, auprès de plus de 200 tours opérateurs et agences de voyage. Il en ressort que si la destination est bien positionnée dans les différents scénarios de reprise de la commercialisation avec l’Europe, les limites de nos capacités d’hébergements -notamment sur Moorea et Huahine-, les incertitudes liées à une éventuelle nouvelle vague et les taux de vaccination de la population polynésienne, ainsi que l’évolution des contraintes à chaque frontière qu’il faut traverser, peuvent rapidement freiner les enthousiasmes et désirs de voyage dans nos îles.

Renouvellement en 2022 du dispositif Titeti Ai’a

La reprise des réservations est réelle (+60% par rapport à la même période l’année dernière) au-delà de la saison basse (janvier à mars), sur tous les marchés actuellement ouverts, confirmée tant par les hébergements que les opérateurs aériens, ainsi que l’activité de croisière internationale et en tête de ligne qui affiche également une dynamique de rebond très proche des années pré-Covid.

Mais il a été rappelé l’importance pour les acteurs du secteur de pouvoir rassurer tant les visiteurs que les réseaux commerciaux (agences de voyages, tour-opérateur, compagnies de croisière) sur le sérieux de la destination -reconnu et avéré déjà depuis juillet 2020- par rapport aux problématiques sanitaires qui persistent et auxquelles nous pouvons être confrontées dans l’avenir.

Le programme de Tahiti Tourisme, “Safety Ambassador”, qui donne de la visibilité à l’engagement et au civisme des professionnels du tourisme (hébergement, restauration et activités), revêt donc un caractère stratégique dans ce contexte pour convaincre toujours davantage les interlocuteurs internationaux qu’ils peuvent venir séjourner et visiter la Polynésie dans de bonnes conditions. Ce programme vient compléter le label international “Safe Travel” obtenu par la destination il y a plusieurs mois. En parallèle, le dispositif d’incitation “Titeti Ai’a” pour soutenir le tourisme intérieur (chèque vacances pour les polynésiens qui partent découvrir les îles et soutenir leur industrie touristique), qui a été un franc succès en 2021, va être reconduit en 2022, et même élargi avec une éligibilité plus large encore pour les personnes qui en bénéficient. Le Salon du tourisme intérieur sera également reconduit début février 2022, afin d’apporter un élan supplémentaire aux acteurs.

Enfin, si les aides exceptionnelles qui ont été mises en place il y a 18 mois arrivent à leur terme, il a été rappelé par les équipes des services et du ministère de l’Economie, des finances et du tourisme, que des aides de droit commun et des dispositifs de sauvegarde des entreprises sont à leur disposition pour surmonter les obstacles qui peuvent encore se présenter.

La communauté touristique polynésienne a pu, lors de cet Observatoire, exprimer ses espoirs et ses inquiétudes, les difficultés du quotidien ainsi que les perspectives financières, tout en rappelant les liens qui les unissent, et la volonté, avec les équipes publiques du tourisme mobilisées invariablement depuis 2 ans, de saisir toutes les opportunités leur permettant de retrouver au plus vite une dynamique d’activité essentielle à la bonne santé économique du Fenua.

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