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La vanille, un marché lucratif ?

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Publié le 09/06/2016 à 14:07 - Mise à jour le 09/06/2016 à 14:07
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La vanille comme le miel vivent des moments difficiles depuis quelques années. L’année 2016 est-elle meilleure que 2015 ? La campagne de récolte et de vente de l’or noir a démarré à Taha’a. Au total, la production est estimée à 25 tonnes contre 13 tonnes l’an dernier. Très loin des 100 tonnes prévues par le plan de relance établi en 2013. Un projet utopique ? Quoi qu’il en soit, selon l’Epic Vanille, cet objectif sera atteint dans les 3 voire 4 prochaines années, le temps que les plants régénérés arrivent au sommet de leur production.
 
Tahiti Nui Télévision est allée à la rencontre d’un vanilliculteur. Cela fait 12 ans que Gabriel fait de l’or noir dans une serre de 500 m2. Il regrette la baisse de production de la vanille. Même si 2016 est une meilleure année pour la production par rapport à l’an dernier. Il apporte son analyse :  » D’après moi, la période froide de l’année dernière n’a pas duré assez longtemps pour qu’il y ait plus de floraisons. Et moins il y a de fleurs, moins il y a de gousses de vanille. L’année dernière, on a du produire 300 kg et je pense que pour cette année, ce ne sera que la moitié. » Un coup dur pour Gabriel, qu’il encaisse tant bien que mal, car c’est une activité qui lui a beaucoup rapporté auparavant, témoigne-t-il. Présent à la semaine de la vanille du 14 au 18 juin, à l’assemblée, Gabriel projette de vendre 10 à 20 kg de vanille.
 
Comment expliquer la faible production de ces dernières années ? Par la fusariose, maladie qui assèche les vanilliers mais pas seulement, selon Karine Vairaaroa, directrice de l’Epic Vanille nous apporte ses explications : « Cette année, nous estimons une production à 25 tonnes, due a des phénomènes climatiques pas favorables à la culture de la vanille. Et on s’est rendues compte que les exploitations sous ombrières marchaient bien, qu’il fallait régénérer les plantations, puisqu’à partir de la 7e année, elles arrivent au sommet de leur production, et qu’elle vient en décroissance. »
 
La vanille est le 5e produit le plus exporté de la Polynésie française et rapporte plus de 300 millions à l’économie polynésienne. Depuis l’année dernière, on assiste à un phénomène de montée des prix, essentiellement due à la baisse de production. « L’année dernière, nous avons eu une production de 13 tonnes, pour un prix s’élevant à 29 000 Fcfp à l’export », précise la directrice de l’Epic Vanille. Cette année, le prix risque d’atteindre 32 000 Fcfp à l’export.
 
Rédaction Web

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