La Société d’astronomie de Tahiti cherche un nouveau terrain

Publié le

La Société d'astronomie de Tahiti organise une séance d'initiation ce samedi. Les inscriptions sont déjà closes pour cette soirée qui sera la dernière sur le site de Faa'a. La SAT va devoir plier bagages. Les animateurs bénévoles recherchent un nouveau lieu pour continuer à transmettre leur passion pour le ciel polynésien.

Publié le 11/06/2024 à 11:39 - Mise à jour le 12/06/2024 à 9:47

La Société d'astronomie de Tahiti organise une séance d'initiation ce samedi. Les inscriptions sont déjà closes pour cette soirée qui sera la dernière sur le site de Faa'a. La SAT va devoir plier bagages. Les animateurs bénévoles recherchent un nouveau lieu pour continuer à transmettre leur passion pour le ciel polynésien.

Ils ont reçu 80 demandes en 24 heures pour leur dernière séance d’observation du ciel à Faa’a. La Société d’astronomie de Tahiti (SAT) va devoir quitter le site qu’elle occupe en face de l’aéroport d’ici juillet-août, annonce-t-elle. Le terrain, qui appartient à l’Aviation civile, a été vendu.

Créée en 1997, la SAT organise chaque mois des séances d’initiation à l’astronomie ouvertes à tous à partir de 10 ans. Des séances qui attirent le public polynésien, mais pas seulement : « On est sollicités par beaucoup de touristes. Ils veulent le ciel austral qui est un ciel unique », explique Balakrishnan Mounirattinam, animateur.

L’association d’une vingtaine de bénévoles, dont plusieurs diplômés de l’observatoire de Paris, a bien l’intention de poursuivre ses activités. Pour cela, elle recherche un nouveau terrain. Un dossier a été déposé lundi à la DAF. L’association s’intéresse à plusieurs sites, dont un, situé à Mahina.

Plusieurs projets sont dans les cartons de la société d’astronomie locale. La SAT souhaiterait « fédérer » toutes les associations qui éduquent sur la thématique du ciel. Objectif : conserver le « patrimoine culturel » que constituent les connaissances sur le ciel austral.
Elle envisage aussi de construire un vrai planétarium qui serait accessible aux écoles, au grand public, mais aussi aux associations.

Depuis l’année dernière, l’observatoire de la SAT est reconnu par le MPC (Minor Planet Center), le centre d’astrophysique qui dépend de l’IAU (union astronomique internationale). Les bénévoles ont été contactés par des scientifiques pour participer à différents travaux explique Balakrishnan Mounirattinam.

Les membres de la SAT souhaitent continuer à transmettre leur passion pour l’observation du ciel austral et espèrent attirer l’attention du Pays sur l’importance de transmettre.

Dernières news

Activer le son Couper le son