La protection judiciaire de la jeunesse à la recherche de familles accueil

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La direction territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) est à la recherche de familles d'accueil. Elle lance une série de colloques pour informer. La directrice de la PJJ Liliane Vallois était l'invitée de nos journaux jeudi.

Publié le 01/09/2023 à 17:37 - Mise à jour le 02/09/2023 à 9:09

La direction territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) est à la recherche de familles d'accueil. Elle lance une série de colloques pour informer. La directrice de la PJJ Liliane Vallois était l'invitée de nos journaux jeudi.

TNTV : Vous lancez cette série de colloques pour informer et inciter les familles à vous rejoindre dans vos actions en faveur des jeunes en détresse. C’est difficile d’attirer les familles d’accueil ?
Liliane Vallois, directrice territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse : « Ce n’est pas tellement difficile d’attirer les familles d’accueil, mais on souhaiterait qu’il y ait des gens bien éclairés qui puissent participer à cette œuvre sociale générale qui est d’aider des jeunes, qui ont pris un mauvais chemin, des gens qui se sentiraient capables soit parce qu’ils ont eux-mêmes élevé leurs enfants, soit parce qu’eux-mêmes étaient des enfants qui n’étaient pas des enfants très sages quand ils étaient jeunes et qu’ils se disent qu’ils peuvent peut-être aider quelqu’un d’autre. En tout cas, des gens qui veulent participer à cette mission, qui est une mission qui revient à tout le monde de s’occuper des enfants du fenua et donc d’ouvrir leur porte et d’offrir un cadre de vie sécurisant pour ces jeunes. Donc la PJJ recherche des profils particuliers. »

TNTV : C’est une campagne de recrutement : une première édition ?
Liliane Vallois : « Oui, alors, on peut appeler ça une campagne de recrutement, mais c’est vrai que la sémantique n’est pas très adaptée puisque ce n’est pas un emploi. On est bénévole indemnisé lorsque l’on est famille d’accueil à la PJJ. Bénévole indemnisé ça peut sembler curieux. Il s’agit tout simplement de dire que si on contribue à aider ces jeunes, il s’agirait que ce ne soit pas un coût pour cette famille et que l’ensemble des coûts relatifs à la prise en charge de ce jeune soit couvert par cette indemnité et cette indemnité couvre à la fois les besoins du jeune, alimentaire, vestimentaire etc. Mais aussi le temps passé par la famille, cet engagement qui est donné donc effectivement cette indemnité permet de compenser ça mais ce n’est pas un salaire. On ne cotise pas pour les congés payés, pour la CPS ou quoique ce soit, c’est vraiment du bénévolat indemnisé. »

TNTV : Ce sont des mineurs en difficulté donc ces familles vont être accompagnées par des professionnels ?

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Liliane Vallois : « Tout à fait, nous avons un service dédié à ça, une unité qui s’appelle l’unité d’hébergement diversifié où il y a éducateur, assistante sociale, psychologue, responsable d’unité, secrétaire et toutes ces personnes-là sont autour de la famille, donc on ne cherche pas des experts dans l’éducation ou des experts dans le droit. On cherche juste de bon père et bonne mère de famille qui sont prêts à offrir un cadre sécurisant aux enfants et à ces jeunes et notre équipe de la PJJ et là pour les entourer. Alors, ils sont accessibles tous les jours de la semaine, 7 jours sur 7, ces familles ne sont abandonnées avec un jeune à prendre en charge, en revanche, ils leur offrent un cadre et les professionnels de la PJJ sont là pour les accompagner. Je peux donner un exemple, un enfant qui serait pris en charge, un jeune et la famille d’accueil qui appellerait le service en disant écouter le jeune, il s’est enfermé dans la salle de bain depuis ce matin, il veut plus parler, on ne sait pas quoi faire, comment peut-on faire ? On peut appeler à ce moment-là, il y a un numéro, 7 jours sur 7, notre équipe pour qu’ensemble on trouve une solution, l’équipe peut se déplacer aussi, donc l’idée c’est vraiment que cet accompagnement, la famille ne se trouve pas seule et le placement c’est un placement pour un seul jeune parce que l’idée c’est que ce jeune-là, il faut l’accompagner sur un temps très cours, c’est quelques mois, rarement plus d’une année et l’idée c’est que pendant ce temps-là on puisse offrir ce cadre qui permette aux jeunes de changer de voix.

TNTV : Vous avez besoin de combien de famille d’accueil ?
Liliane Vallois : « On aurait besoin d’une trentaine de familles d’accueil sur l’ensemble du territoire, mais principalement sur Tahiti et Moorea puisque c’est là que la scolarité, la formation, l’accès même parfois à l’emploi pour ces jeunes existent et puis c’est là où notre activité est la plus importante. »

TNTV : Première réunion, c’est donc ce samedi 2 septembre, qu’elles sont les autres dates ?
Liliane Vallois : « c’est ce samedi 2 à la salle du conseil municipale de 9h à 11h. À Taravao, le 9 septembre, à la salle du site du parc de Teaputa, à côté de la gendarmerie. Et à Mo’orea, le 16 septembre, à l’amphithéâtre du Criobe. Voilà, ce sont ces trois dates-là et nous mettons un numéro de téléphone dédié, le 87.39.86.92, ce numéro de téléphone permet aux gens, aux familles qui souhaiteraient postuler, de pouvoir appeler et de laisser un message. C’est une plateforme téléphonique, donc il s’agit de laisser un message, un SMS pour qu’on soit rappelé, donc le nom, le numéro de téléphone et nous on rappelle les gens. »

TNTV : Ce dispositif de famille d’accueil a eu déjà des effets positifs ?
Liliane Vallois : « Très positif, globalement, à la PJJ, on a un taux de réitération qui est faible, 8 jeunes sur 10 ne recommencent pas (…) Les familles d’accueil sont en général bien accompagnées et les résultats sont très positifs. »

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