jeudi 3 décembre 2020
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La pédagogie active au service des élèves de l’école Saint-Paul Sainte-Thérèse

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À l'école Saint-Paul Sainte-Thérèse, les enseignants ont reçu une formation dispensée par Véronique Decker. Ancienne directrice d’école devenue conférencière, cette passionnée de la pédagogie Freinet parcourt le monde pour mettre à profit ses enseignements. L’idée ? Rendre l’élève acteur de ses apprentissages.

Publié le 01/02/2020 à 17:25 - Mise à jour le 02/02/2020 à 14:46
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À l'école Saint-Paul Sainte-Thérèse, les enseignants ont reçu une formation dispensée par Véronique Decker. Ancienne directrice d’école devenue conférencière, cette passionnée de la pédagogie Freinet parcourt le monde pour mettre à profit ses enseignements. L’idée ? Rendre l’élève acteur de ses apprentissages.

Et si les pédagogies actives faisaient leur entrée dans les écoles du fenua ? Après Montessori, la pédagogie Freinet intéresse particulièrement des enseignants. À  l’école Saint-Paul Sainte-Thérèse de Papeete, depuis plus d’un an, on a décidé de s’ouvrir à de nouvelles formes d’éducation. « Nous sommes convaincus qu’aujourd’hui, il faut enseigner autrement, sans mettre de côté tout ce que l’on nous a appris, mais proposer un autre enseignement aux enfants. Nous avons donc ouvert une classe multi-âges où les élèves travaillent ensemble. Et lorsque nous avons appris que Véronique Decker venait sur le territoire, nous avons saisi cette occasion pour l’avoir avec nous et pour qu’elle puisse nous parler de la pédagogie de collaboration » explique Tina Fareata-Mara, directrice de l’école.

Le principe de la pédagogie Freinet est avant tout de laisser l’élève agir avant de lui apprendre une leçon. Tout l’inverse de l’éducation traditionnelle : « On va d’abord les laisser chercher un peu, puis on va guider leurs recherches pour les amener progressivement à découvrir des notions mathématiques, des notions d’arithmétique, de notions de géométrie… pour donner l’habitude aux enseignants de lâcher prise et de laisser leurs élèves marcher devant » précise Véronique Decker, conférencière et spécialiste de la pédagogie Freinet.

Favoriser la libre découverte en incitant à beaucoup d’expérimentations, une démarche qui peut paraître moins rapide pour les enseignants qui ont un programme à suivre, mais il n’en est rien. « C’est là où c’est difficile car on a des programmes, mais on vient de voir que l’on peut adapter ces programmes avec le quotidien, et de partir avec les vécus des enfants. L’enfant est acteur, et c’est ça qui est intéressant. On n’impose plus des choses, ça vient d’eux-mêmes » nous dit Agnès Taputuarai, enseignante à l’école Saint-Paul Sainte-Thérèse.

Véronique Decker (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Au-delà du principe de ne pas imposer de modèle à l’élève, la pédagogie Freinet se base aussi sur des questions existentielles : « C’est d’abord une question politique et sociale. C’est-à-dire, la pédagogie Freinet se pose la question de quels enfants avons-nous besoin pour créer demain une société de paix » poursuit Véronique Decker.

Si les pédagogies actives sont de plus en plus proposées dans certaines écoles du fenua, il est cependant encore bien difficile de convertir l’institution.

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