dimanche 23 janvier 2022
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La grève s’enlise à la Brapac

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C’est une grève qui tombe en plein milieu des fêtes. Cela fait près d’une semaine que plus de la moitié des salariés de la Brasserie du Pacifique a arrêté de travailler. Un mouvement de grève mené par la CSIP. Le principal point de revendication du syndicat majoritaire : la revalorisation salariale. Aujourd’hui, chaque camp reste sur ses positions.

Publié le 24/12/2021 à 17:43 - Mise à jour le 24/12/2021 à 17:43
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C’est une grève qui tombe en plein milieu des fêtes. Cela fait près d’une semaine que plus de la moitié des salariés de la Brasserie du Pacifique a arrêté de travailler. Un mouvement de grève mené par la CSIP. Le principal point de revendication du syndicat majoritaire : la revalorisation salariale. Aujourd’hui, chaque camp reste sur ses positions.

Si pour certains, Noël se passera en famille, pour d’autres le réveillon se fera sur un piquet de grève. La direction de la Brapac ne respecte pas ses engagements, c’est du moins ce qu’avancent les salariés de l’entreprise et de ses filiales. Cela fait plus d’une semaine qu’ils bloquent une bonne partie de la production et de l’approvisionnement : “il y a deux ans, en 2019, nous avons fait un grève”, explique Steeven Hopu-Tamahuta, délégué syndical CSIP/PDK. “Un protocole avait été signé par la direction. Mais maintenant, ça fait deux ans que rien n’a avancé. Rien n’a avancé et là, encore une fois en 2021, nous sommes là en grève”.

Les quelques 56% de salariés en grève demandent une réelle clarification de la grille salariale : “nous déjà, entre chauffeurs, préparateurs et ceux à la réception, on est tous à la même base, on est tous au même salaire”, détaille Teufe Puairau, délégué syndical CSIP/BRAPAC. “Et ce qu’on demande, la grille interne, c’est ce qui va nouer différencier. Par exemple, un chauffeur poids lourd, normalement il gagne plus qu’un préparateur. Et là, ce n’est pas le cas”.

Malgré les blocages qui ont lourdement impacté la société depuis déjà une semaine, les grévistes ne comptent pas lâcher la pression sur la direction. Cette dernière n’a pas souhaité s’exprimer sur l’avancée des négociations.

Une décision de justice a été rendue ce vendredi après-midi : elle ordonne la levée définitive des blocages de l’usine de Arue.

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