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La FEPSM contre les transports urgents inter-îles par des bonitiers

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Publié le 23/09/2016 à 13:56 - Mise à jour le 23/09/2016 à 13:56
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Dans un communiqué, le haut-commissariat a annoncé la semaine dernière sa décision de « permettre l’intervention de bonitiers et de poti marara dans le transport de personnes lorsqu’une situation d’urgence le justifie ».  « Cette démarche dérogatoire, qui a été décidée en étroite concertation avec le Pays, a vocation à adapter la réglementation à une situation et à une pratique qui, de toute façon, sont d’ores et déjà en œuvre puisqu’elles correspondent à des besoins parfaitement identifiés et légitimes auxquels aucun autre moyen n’est en capacité de répondre », expliquait le haut-commissariat. 

Mais la décision n’est pas du goût de la Fédération d’entraide et de sauvetage en mer (FEPSM), qui s’est exprimée chez nos confrères de Polynésie 1ere et sur Facebook. La Fédération estime qu’autoriser « des navires de pêches à faire du transport de malades ou de blessés en urgence c’est comme si vous autorisiez un bus à transporter un blessé à la place des pompiers ou du SAMU ». « La FEPSM propose depuis de nombreuses années la construction de vedettes de sauvetage, aux normes, permettant de transporter des blessés, des malades ou des femmes enceintes comme en métropole à des prix dérisoires… À ce rythme-là, les pompiers n’auront bientôt plus de camions pour éteindre le feu, mais autorisons plutôt les camions-citernes… », écrit la Fédération sur le réseau social.  

La FEPSM souligne la question de la sécurité et de l’assurance pour les passagers. « Les navires de pêche ne sont pas assurés pour le transport de passagers et encore moins pour le transport de malade ou de blessés. Le Haut Commissaire assurera-t-il les pêcheurs en cas de drame ? »
 

Rédaction web 

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