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La famille Moarii, a inauguré une usine de mareyage à Fare Ute

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Nous allons à la rencontre d’une famille qui a investi dans le domaine de la mer, les Moarii. Cela fait 40 ans que Georges Moarii s’est lancé dans la pêche hauturière, puis dans le mareyage et depuis sa société n’a cessé de prendre de l’ampleur.

Publié le 25/12/2022 à 14:54 - Mise à jour le 19/01/2023 à 10:38
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Nous allons à la rencontre d’une famille qui a investi dans le domaine de la mer, les Moarii. Cela fait 40 ans que Georges Moarii s’est lancé dans la pêche hauturière, puis dans le mareyage et depuis sa société n’a cessé de prendre de l’ampleur.

La famille Moarii a inauguré le samedi 17 décembre, le 10e bateau de son armement, le Lady Chris 10. Un navire qui offre plus de confort à l’équipage, un point auquel l’armateur et patron de la société Ocean products, Georges Moarii, tient beaucoup: « Les chantiers de constructions locaux ont acquis une expérience grâce au partage d’expériences des marins et des capitaines des navires. Les bateaux sont vraiment fabriqués pour un type de métier à la pêche, la longline, avec tout le confort à bord : eau douce à volonté, eau chaude, la climatisation. »

Pour le personnel qui travaille sur les thoniers aussi c’est un point très important, comme en témoigne Emmanuel HOOSC, capitaine du Lady Chris 10 : « ça fait 5 ans que je suis avec Georges donc j’attendais mon bateau neuf et puis voilà ça y est. C’était mon tour ce coup-là. Moi, en tant que capitaine, je peux me consacrer entièrement à la pêche alors que quand on est sur un autre bateau, de vieux trucs, on a tellement de choses à faire, niveau machine, entretien du bateau… On ne peut pas se consacrer bien comme il faut pour la pêche. »

L’objectif de la famille Moarii, proposer des produits de la mer les plus frais possible. Elle s’efforce de diminuer la durée de stockage et d’écoulement des produits de la pêche. Pour ce faire, il a fallu investir et créer une structure qui puisse traiter près de 10 tonnes de poisson à chaque retour de thonier et la société en possède 10.

L’équipe à terre reçoit directement le poisson tout juste déchargé des bateaux par cette porte. Les thons sont stockés et travaillés dans cette salle, où une hygiène stricte doit être respectée précise Topihairi, l’un des employés de la société de marayage . « Là c’est vraiment strict, à peine tu arrives dans une société comme ça avec du poisson et tout, on est bien côté hygiène. C’est respecté et de toute façon, c’est pour nous aussi. Ici, je fais du sashimi carpaccio tartare magret, un peu de tout. Tout sur les plats de poissons. Tout ce qui se passe sur les barres de poissons qu’on est en train de tailler là en ce moment, c’est ce qu’on est en train de faire. » Des poissons qui seront ensuite livrés sur le marché local et sur le marché américain, mais cette fois sous forme de longe.

Pour les clients comme Laure et Kévin, la fraicheur et l’hygiène sont aussi primordiaux : « On voit que c’est du poisson frais. On voit que tout est nickel quoi. La poissonnerie, on voit que tout est carré. On a aucun doute sur l’hygiène. Franchement, c’est pour ça qu’on est ici. On est venu chercher notre produit ici.

Une centaine d’employés travaillent dans cette entreprise familiale, sur les bateaux, dans les bureaux ou encore à la préparation du poisson. Le Lady criss 10 partira en campagne de pêche dès l’année prochaine. Dans les années à venir, la société envisage d’investir dans 35 autres thoniers afin de rentabiliser son nouveau bâtiment de mareyage.