La création d’un premier Bac pro international en hôtellerie envisagée à Bora Bora

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En métropole, le président de la Polynésie a rencontré le ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal. L'occasion de discuter de la mise en place de formations. Des réflexions ont démarré concernant la création du premier bac pro international en hôtellerie, a annoncé Moetai Brotherson. Durant son séjour, le président a également rencontré des représentants de la grande distribution et a annoncé qu'il se rendrait à Washington à l'invitation de Joe Biden.

Publié le 13/09/2023 à 17:23 - Mise à jour le 14/09/2023 à 9:53

En métropole, le président de la Polynésie a rencontré le ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal. L'occasion de discuter de la mise en place de formations. Des réflexions ont démarré concernant la création du premier bac pro international en hôtellerie, a annoncé Moetai Brotherson. Durant son séjour, le président a également rencontré des représentants de la grande distribution et a annoncé qu'il se rendrait à Washington à l'invitation de Joe Biden.

Le déplacement à Paris du président de la Polynésie touche à sa fin. Moetai Brotherson s’est notamment entretenu avec le ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal lors d’un déjeuner. Il a été question de formations et en particulier du projet de Campus des métiers de la mer. « On est d’accord sur le fait qu’il n’y a pas lieu d’avoir un site unique pour ce campus des métiers de la mer. Ça n’aurait pas de sens chez nous, la géographie de la Polynésie étant ce qu’elle est. Il faut envisager plusieurs sites les plus adaptés à chaque secteur des métiers de la mer », estime Moetai Brotherson qui annonce qu’une réflexion est en cours concernant la création du « premier BAC pro international » hôtellerie à Bora Bora.

Des rencontres avec les acteurs de la grande distribution

Autres rencontres en métropole, avec la grande distribution cette fois. « J’ai rencontré le patron de Lidl, j’ai rencontré le ministre de l’Agriculture, le directeur de Système U également. On a beaucoup parlé grande distribution, coût de la vie. On a beaucoup parlé du nécessaire lien qui doit exister entre la distribution et le monde agricole », rapporte le président.

Un lien qui se manifeste notamment par la création d’un service de remplacement agricole, sorte d’agence d’intérim pour les agriculteurs. « C’est extraordinaire puisqu’un des problèmes des agriculteurs, c’est de ne pas pouvoir prendre de vacances ou d’être en difficulté dès qu’ils ont un accident du travail ou qu’une exploitante agricole tombe enceinte. Ça freine les vocations, ça entraine des démissions. »

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« Se poser la question du format et du rôle de l’APC en Polynésie »

Interrogé par les journalistes au sujet de la concurrence, le président a souligné qu’il s’agissait selon lui d’un « élément essentiel d’un bon développement économique. Il faut qu’elle puisse s’exercer de manière saine et équilibrée. Aujourd’hui, on a un outil qu’on a un peu bridé -c’est le fruit des gouvernances précédentes- qui est l’APC, l’Autorité polynésienne de la concurrence. Il faut se poser la question et cette mission qui a été demandée par Gérald Darmanin, que j’applaudis des deux mains, permettra de poser les bonnes questions, de remettre l’église au milieu du village et de se poser la question du format et du rôle de l’APC en Polynésie. »

Une invitation de Joe Biden

Le voyage de Moetai Brotherson en métropole intervient à quelques semaines de la tenue de la prochaine commission à l’ONU. « Avant la rencontre à l’ONU, il y a un déplacement qui est prévu à l’invitation de Joe Biden à Washington, a annoncé le président du fenua. C’est la même invitation qui avait été étendue à l’ensemble des leaders du Pacifique l’an dernier qui est réitérée cette année. Ensuite, il y aura la 4e commission aux Nations Unies. Je l’ai déjà dit au Président de la République. Je l’ai dit à monsieur Darmanin quand il est venu en Polynésie (…) Nous, ce qu’on espère depuis le début, c’est que le dialogue se fasse. On n’est pas à l’ONU pour demander l’indépendance, on est à l’ONU pour demander la mise en place d’un processus équilibré d’autodétermination. Là-dessus, on a un partenaire incontournable qui est l’État et qui aujourd’hui notre puissance administrante, avec laquelle on a le pouvoir de dialoguer. »

L’interview complète de Moetai Brotherson

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