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Journée mondiale contre le cancer : rencontre avec Anne Haiti Perrault, présidente des Amazones

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A l'occasion de la journée mondiale contre le cancer, ce mardi 4 février, nous sommes allés à la rencontre d'Anne Haiti Perrault. Présidente de l'association Amazones qui apporte un soutien aux femmes atteintes ou ayant été atteintes d'un cancer, elle a elle-même dû se battre contre la maladie. Aujourd'hui en rémission, elle témoigne de son parcours et présente les actions à venir des Amazones.

Publié le 04/02/2020 à 17:01 - Mise à jour le 05/02/2020 à 12:58
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A l'occasion de la journée mondiale contre le cancer, ce mardi 4 février, nous sommes allés à la rencontre d'Anne Haiti Perrault. Présidente de l'association Amazones qui apporte un soutien aux femmes atteintes ou ayant été atteintes d'un cancer, elle a elle-même dû se battre contre la maladie. Aujourd'hui en rémission, elle témoigne de son parcours et présente les actions à venir des Amazones.

Il est des combats qu’on peut difficilement mener seul. D’où la création en mars 2018 de l’association Amazones Pacific, qui a pour but d’informer, d’accompagner et d’améliorer les conditions de vie des femmes atteintes par un cancer en outre-mer. Un concept importé de Martinique, où il a vu le jour en octobre 2017.

Anne Haiti Perrault est aujourd’hui à la tête de cette association. Elle-même a dû se battre contre un cancer du sein, lorsque le diagnostic est tombé en 2014.

« J’avais 45 ans, confie-t-elle. Ma gynéco m’a demandé de faire une mammographie de dépistage, mais elle n’avait rien senti, c’était vraiment une première mammo pour après être tranquille. Et la surprise a été de taille puisque le médecin a découvert deux carcinomes sur mon sein droit. La biopsie a confirmé que c’était un cancer métastasé. J’ai subi une mastectomie et un curage axillaire au mois de novembre 2014, ensuite j’ai enchaîné sur la chimiothérapie, puis la radiothérapie. J’ai ensuite pu reprendre le travail pendant un an, avant d’avoir ce qu’on appelle des douleurs neuropathiques. Et donc aujourd’hui je suis en invalidité, puisque j’étais masseuse et je ne peux plus masser. »

« Les Amazones sont des battantes »

Aujourd’hui en rémission, Anne témoigne sans réserve. Mais à l’annonce de son cancer, « le ciel m’est tombé sur la tête », se rappelle-t-elle. « J’étais abasourdie, sonnée, j’étais complètement anéantie. Ma vie s’est effondrée en un quart de seconde. Mais après, la vie continue malgré tout. »

« Je savais que j’allais m’en sortir, parce que je suis une battante, poursuit-elle. Je le vois d’ailleurs dans l’association, les femmes ont une force intérieure importante. Elles ont cette force parce qu’elles sont mères, parce qu’elles sont femmes. Les femmes ont toujours dû revendiquer leur statut de femme et je crois qu’on l’a à l’intérieur de nous. Je le vois dans les Amazones, ce sont des battantes. »

Mais ce qui prime également au combat, c’est l’entourage. « Le conjoint, la famille, les amis et les autres femmes qui sont avec nous pendant les séances de chimio, où pendant la radiothérapie, où on fait de très belles rencontres… Je ne sais pas comment font les femmes seules parce que c’est très dur. »

Rendre la féminité et la confiance en soi

C’est pour cela que l’association n’hésite pas à sortir les femmes recluses chez elle, et œuvre à leur rendre la féminité et la confiance en soi que la maladie a pu leur ôter.

« Une femme qui a subi une mastectomie sort de l’hôpital avec son ordonnance pour sa prothèse et le soutien-gorge, explique Anne. Et le soutien-gorge coûte quand même 16 000 Fcfp et c’est pas remboursé par la CPS. Donc il y a plein de femmes qui ne prennent pas et après qui restent à la maison parce que ça fait honte. Elles ne vont plus à la mer parce que ça fait honte.

Donc nous, dans l’association, on propose une aide à toutes ces femmes. Une aide pour libérer la parole, échanger, partager. Et là on a mis en place depuis le 1er janvier tout ce qui est soins de support, des ateliers de coiffure, de maquillage, de yoga, d’aromathérapie, etc. »

Un fonds d’accessoires pour se sentir femme

Le grand projet des Amazones pour l’année 2020, c’est la mise en place d’un fonds d’accessoires, en récupérant par exemple des soutien-gorge en bon état qui pourraient servir à d’autre, ou des prothèses tricotées au fil de coton en provenance du Canada. « C’est un concept qui s’appelle Les Nichons Tricotés. j’en ai un et c’est vraiment super, poursuit Anne. Donc elles vont nous les envoyer non rembourrés et on les rembourrera nous-mêmes. Il va y avoir aussi des maillots de bain faits localement et tout ce qui est cosmétique.

En fait, tout ce dont une femme a besoin pour se sentir belle. Car l’important quand on a eu un cancer, surtout pour les cancers féminins, c’est de se réapproprier son corps, se sentir belle, rester femme. Pour une femme qui prend soin d’elle, qui se trouve belle, le risque de récidive va baisser. »

Mais il ne sera pas question de vente. « La femme vient, prend ce dont elle a besoin, et donne ce qu’elle peut, c’est ça le principe de ce fonds d’accessoires. »

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