mercredi 23 juin 2021
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Invasion de mouches de terreau à Rikitea

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Depuis plusieurs semaines, des moucherons envahissent chaque habitation de l’île de Rikitea dès la tombée de la nuit. Les habitants de l’île s’enferment chez eux. Si l’invasion des moucherons a causé chez certaines personnes de la population des problèmes de santé, la vie quotidienne et touristique a également été impactée.

Publié le 30/05/2021 à 14:37 - Mise à jour le 30/05/2021 à 17:47
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Depuis plusieurs semaines, des moucherons envahissent chaque habitation de l’île de Rikitea dès la tombée de la nuit. Les habitants de l’île s’enferment chez eux. Si l’invasion des moucherons a causé chez certaines personnes de la population des problèmes de santé, la vie quotidienne et touristique a également été impactée.

C’est une véritable invasion de petits moucherons à l’allure de moustiques dans les foyers le soir à Rikitea. Une situation très désagréable pour la population de l’île.

Les moucherons s’invitent dans les yeux, dans le nez, voire la gorge, causant une gêne quotidienne, doublée d’un problème de santé…
“Malheureusement il y a eu énormément de réactions allergiques, des conjonctivites et des obstructions nasales Et des cas d’asthme chez des personnes qui n’ont jamais eu de crise d’asthme. Ils n’ont pas un terrain allergique au niveau de l’asthme. Donc c’est très particulier. On n’a jamais constaté ça autant. L’an dernier on a eu des moucherons mais on n’a pas eu des cas aussi graves que cette année”, déclare le docteur Guy Tehio du centre médical de Rikitea.

Crédit Tahiti Nui Télévision

Ce déferlement de moucherons à un effet néfaste sur la population mais aussi sur le tourisme. “Ça fait deux ans maintenant que ces moucherons sont aux Gambiers. C’est vraiment embêtant surtout le soir au moment du dîner. Ça gêne vraiment. Il y en a trop. (…) Il faut trouver une solution, envoyer des spécialistesn je ne sais pas”, lance Michel Teakarotu, propriétaire d’une pension.

“On a eu les yeux rouge, qui faisaient très mal, qui brûlaient. Ils rentraient dans le nez, dans la bouche, on avait le nez qui coulait, raconte Scolastique Tekopunui est mère de famille et secrétaire au collège Saint Raphaël. C’est très désagréable au travail et aussi à la maison. À la maison on est obligés de s’enfermer en ne laissant qu’une lumière dehors. Ça a changé notre vie quotidienne. (…) Il y en a eu l’année dernière en septembre. Mais cette fois ci c’est vraiment une colonie.(…) Qu’est-ce qu’il faut faire pour s’en débarrasser ? On a vraiment besoin d’aide !”

Les habitants de Rikitea demandent de l’aide des organismes compétents, afin de pouvoir retrouver une vie sans moucherons.

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