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Intempéries, 1 mois après : le témoignage d’une sinistrée

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Publié le 11/01/2016 à 17:27 - Mise à jour le 11/01/2016 à 17:27
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Un mois après les intempéries, Léa Pautu, l’une des sinistrés de la vallée Faaripo à Papenoo, revient sur les événements. Pour cette mère de famille, l’émotion est encore palpable même si elle affirme que ses proches sont plus affectés qu’elle : « mes parents, mes tantes ont toujours cette boule d’angoisse. Ils ont toujours cette peur la nuit, ils ont du mal à bien dormir. Ils font encore des cauchemars. Moi j’ai pris du recul, je me suis dit que je me devais de rester forte quand même », confie-t-elle.

Elle se souvient : « on ne s’attendait pas du tout à ça. On a vu la pluie, on a entendu la rivière, mais on ne pensait pas que ça allait prendre cette ampleur-là. Voiture emportée, piscine emportée , salle à manger cassée. Tout ce qui est électro-ménagé dans la cuisine a été emporté. Dans les chambres, c’était rempli de boue et le salon pareil… »

Léa confie que même si les grosses averses ont cessé, des craintes persistent dès que la pluie revient : « les regards des petites en disent long… Dès qu’elles entendent l’eau de la rivière, elles regardent leur père. Et elles demandent : ‘papa tu peux aller voir l’eau de la rivière ?’ Et il essaie de les rassurer : ‘non, ne vous inquiétez pas, ça va bien se passer.’ «  Et elle ajoute que :« avec la pluie c’est pire, elles ne bougent plus. Elles te regardent paniquées. Et on les emmène dans la chambre pour qu’elles regardent des dessins animés pour qu’elles oublient… »

Avec ces souvenirs difficiles et encore vivaces qui ont marqués cette famille, il est difficile de passer à autre chose. Les lieux sont encore très endommagés. Léa indique ne pas savoir ce qui les attend : « On nous a dit que les aides vont arriver 3 semaines après… Et là, on est à un mois et on n’a toujours rien… On n’a pas de nouvelles… On ne sait pas ce qu’ils font. On nous a dit qu’il y a du matériel qui arriverait pour refaire la cuisine. … Par exemple, par terre, il y avait du lino… On ne sait pas si on va avoir de l’aide pour le lino… « 
Malgré tout, elle indique : « On essaie de garder le moral et la motivation. Ce n’est pas facile tous les jours, mais on essaie. » 
 

Rédaction Web (Interview : Thomas Chabrol / Manava Tepa)

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