Hippodrome de Pirae : l’association a rendez-vous le 12 avril à la présidence

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"Il n'y a aucune urgence à les retirer de cet endroit", a déclaré au micro de TNTV la vice-présidente du Pays Eliane Tevahitua. Des propositions devraient être présentées lors de la rencontre entre l'association et le Pays le 12 avril.

Publié le 10/04/2024 à 16:51 - Mise à jour le 11/04/2024 à 11:13

"Il n'y a aucune urgence à les retirer de cet endroit", a déclaré au micro de TNTV la vice-présidente du Pays Eliane Tevahitua. Des propositions devraient être présentées lors de la rencontre entre l'association et le Pays le 12 avril.

Le 4 avril, l’association hippique et d’encouragement à l’élevage en Polynésie française a reçu un courrier d’huissier la sommant de quitter le site de Pirae.

Ce mercredi, la vice-présidente du Pays Éliane Tevahitua en charge de la condition animale explique avoir été informée du « passage de l’Huissier et du courrier de la DAF qui l’accompagnait ce lundi. L’huissier était parti la semaine dernière à la rencontre de l’association et c’est vrai que personnellement aussi, j’ai été un peu surprise de la façon dont les choses se sont déroulées ».

Elle explique vouloir « calmer les choses » : « Il n’y a aucune urgence à les retirer de cet endroit », assure-t-elle. Eliane Tevahitua annonce que le rendez-vous demandé par l’association aura bien lieu, ce vendredi 12 avril à la présidence. « Mais tout en sachant que parallèlement, depuis 2014, ils ont quand même effectué 7 recours contre le Pays. C’est de cette situation qu’on hérite aujourd’hui avec cette démarche effectuée à partir de la DAF (…). »

Lire aussi – Hippodrome de Pirae : l’association hippique sommée de quitter les lieux sous 15 jours

La vice-présidente annonce que des propositions de relocalisation pourront être faites. « J’ai passé la commande au niveau de la DAF que, dans la perspective de la rencontre avec l’association, qu’ils puissent voir les domaines du Pays disponibles. Je sais que, antérieurement, en 2015 il me semble, il leur avait été proposé le domaine d’Atimaono pour l’activité équestre. Mais quoi qu’il en soit, il y aura d’autres propositions qui pourront leur être faites, notamment sur la côte Est pour les activités équestres. »

Elle rappelle également que depuis 2014, l’association occupe le terrain sans bail. L’affaire est en justice. « L’association a perdu devant la Cour d’appel. Certes, il y a un recours actuellement en cassation, mais ça n’a pas un caractère suspensif, et la Cour de cassation ne juge pas sur le fond, mais sur la forme, donc l’arrêt rendu par la cour d’appel est agissant ».

Bien que cela ne dépende pas de son ministère, Nahema Temarii s’est, elle aussi, exprimée sur le sujet, via les réseaux sociaux : « À l’heure où je fais ce post, il n’est pas question pour notre gouvernement de bouleverser toute l’organisation de cet espace historique qui profite a bon nombre d’entre nous », a-t-elle assuré.

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