samedi 28 novembre 2020
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Heremoana Maamaatuaiahutapu : « On veut endiguer le virus, pas la pratique sportive »

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Le ministre de la Culture, en charge des Sports, Heremoana Maamaatuaiahutapu, revient avec nous sur les différentes mesures prises dans les sphères sportive et culturelle pour tenter d'endiguer la covid-19.

Publié le 17/11/2020 à 9:17 - Mise à jour le 17/11/2020 à 9:17
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Le ministre de la Culture, en charge des Sports, Heremoana Maamaatuaiahutapu, revient avec nous sur les différentes mesures prises dans les sphères sportive et culturelle pour tenter d'endiguer la covid-19.

À partir de ce mardi s’appliquent les interdictions de compétitions sportives. Qu’en est-il des entraînements des différents clubs et associations ?
« Oui, les compétitions sont interdites. Je voulais quand même féliciter les fédérations qui ont mis en œuvre les compétitions à huis clos. Hélas, on a eu aussi écho de débordements de la part du public. Des compétitions à huis clos avec du public, ça pose problème, donc c’est aussi ce qui fait qu’avec le haut-commissariat on a souhaité aller plus loin. Mais ce ne sont pas les sportifs qui sont mis en cause, ni les protocoles qui ont été décidés avec le COPF et les fédérations, mais bien la présence du public. Il y a eu des bagarres, il y a eu du public aux tu’aro ma’ohi tout autour de la compétition alors que la compétition était bien gérée. Au niveau du football il y a eu des débordements et tout ça fait qu’aujourd’hui on est obligé de prendre ces mesures si on veut éviter la propagation du virus, non pas dans la compétition, mais autour des compétitions. »

Qu’en est-il des entraînements quotidiens des différents clubs et associations ? Ils peuvent continuer à s’entraîner ?
« La discussion porte surtout sur les compétitions, donc les clubs pourront continuer à s’entraîner. Les sportifs pourront continuer à s’entraîner en vue de la reprise des compétitions puisque les compétitions sont suspendues. Elles ne sont pas définitivement arrêtées. La décision est surtout de suspendre les compétitions pour encore une fois essayer d’endiguer la propagation de ce virus. On sait qu’il y a eu quelques clusters liés à la présence de spectateurs dans des compétitions sportives. C’est ça que l’on veut surtout endiguer, et non pas la pratique sportive. »

Dans ces entraînements des différents clubs et associations, est-ce que vous faites une différence entre les entraînements en plein air et les entraînements en salle ?
« Les entraînements en salle sont limités, voire interdits. L’arrêté n’est pas encore sorti mais normalement seuls les entraînements en plein air seront autorisés. Les entraînements en salle complètement close seront interdits. »

Qu’est-ce que vous répondez aux propriétaires de salles de sport qui ont toujours du mal à comprendre la décision de fermeture, sachant qu’ils prévoient de respecter les mesures barrières et sanitaires, au même titre que les grandes surfaces où il y a beaucoup de monde qui passe ?
« Là c’est le décret qui a été pris en France qui est applicable ici, qui prévoit que ces établissements, qui sont des établissements dits de type x, accueillant du public avec des appareillages, c’est surtout ce type de salles qui ont été visées dans le décret. Encore une fois, ce n’est pas seulement le fait que ce soit une salle close, c’est aussi l’utilisation par plusieurs personnes d’appareillages qui pose problème. Ça suppose derrière un nettoyage permanent de ces appareillages. Donc là aussi c’est des coûts peut-être insurmontables pour nos salles. Mais encore une fois, ces salles ont accès aux aides du Pays comme ça a déjà été le cas lors du premier confinement. Ces aides continuent à être accessibles à ces salles de sport, même si encore une fois se pose toujours la question des loyers pour ceux qui louent des salles et des autres charges qui sont induites à l’utilisation de ces salles. »

Sur le volet culturel, qu’en est-il des répétitions de danse des différents groupes ?
« Les répétitions en plein air avec beaucoup de monde sont interdites. Par contre, dans les écoles de danse, on a mis ensemble en place des protocoles qui ont été validés par le bureau de veille sanitaire avec le respect des 4 m2 autour de chaque personne. Bien sûr les gestes barrières. Les enseignements sont donnés avec des masques. Les contrôles ont été faits dans certaines salles. Les protocoles sont bien respectés. Entre chaque cours, la salle est entièrement nettoyée, désinfectée. Donc là le protocole sanitaire est vraiment bien en place. Les cours de danse peuvent continuer. La plupart des écoles de danse d’ailleurs ont rouvert avec limitation du nombre de personnes dans la salle en fonction de la taille de la salle. »

Concernant tous ces jeunes qui font du sport, de la danse, que pouvez-vous leur dire ? Que propose le ministère pour se défouler si jamais ils sont face à des interdictions ?
« Il faut bien sûr qu’on continue à s’entretenir. Ensuite faire l’amalgame entre la pratique du sport et la lutte contre le covid-19, il faut peut-être faire attention parce que la pratique du sport, c’est vrai, peut nous aider à lutter contre le diabète, contre l’obésité et toute une série de problèmes qui ont été identifiés par le ministère de la Santé, mais il ne faut pas non plus que la pratique sportive vienne aider à la propagation du virus. Au contraire, il faut peut-être que l’on fasse des sacrifices. Nous c’est le message qu’on a fait passer pour la culture, sacrifions peut-être 2020 pour pouvoir mieux rebondir en 2021, notamment avec le Heiva. On espère pouvoir organiser le Heiva de 2021, mais ça suppose qu’on fasse les efforts aujourd’hui. »

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