dimanche 16 janvier 2022
A VOIR

|

Hausse des contaminations, les autorités sanitaires appellent à la prudence

Publié le

Les cas de covid ont doublé en l'espèce d'une semaine. "La situation peut évoluer de plus en plus vite", a indiqué l'épidémiologiste Henri-Pierre Mallet. 66% des cas de covid sont importés, des chiffres qui poussent les autorités à renforcer les conditions d'entrées sur le territoire.

Publié le 12/01/2022 à 16:45 - Mise à jour le 13/01/2022 à 10:59
Lecture 3 minutes

Les cas de covid ont doublé en l'espèce d'une semaine. "La situation peut évoluer de plus en plus vite", a indiqué l'épidémiologiste Henri-Pierre Mallet. 66% des cas de covid sont importés, des chiffres qui poussent les autorités à renforcer les conditions d'entrées sur le territoire.

Plus de 95% des contaminations sur le territoire seraient dues au variant Omicron, a rapporté l’épidémiologiste Henri-Pierre Mallet ce mercredi. Les derniers chiffres du carré épidémiologique font état 279 cas actifs, dont 241 nouveaux cas en 48 heures.

Des chiffres qui sont en augmentation. Le taux d’incidence global est passé à 136 cas pour 100 000 habitants. Si la “circulation du virus est avérée dans la population”, on n’identifie cependant pas de cluster, d’après Dr Mallet. Selon l’épidémiologiste, le nombre de personnes contaminées pourrait être plus élevé puisque les cas confirmés sont majoritairement des cas symptomatiques. Du côté des hospitalisations, “pas d’inquiétudes”. 3 patients sont admis pour covid, hors réanimation : 2 au CHPF et 1 à Moorea.

Si les premières analyses indiquent que le variant Omicron est plus contagieux mais moins virulent que le Delta, Dr Henri-Pierre Mallet rappelle qu’“il faut rester prudent” par rapport à ces données.

51 000 personnes ont reçu leur dose de rappel

Côté vaccination, les représentants de la plateforme se sont montrés optimistes tout en pointant qu’il s’agit de la principale “arme contre les formes graves de la maladie”. A ce jour, 73% des 12 ans et plus ont un schéma vaccinal complet.

Mais à partir du 15 janvier, les personnes ayant reçu leur dernière dose il y a plus de 7 mois verront leur pass sanitaire désactivé. Pas de chiffres exactes sur le nombre de Polynésiens concernés, pour l’instant. Le responsable process et data de la plateforme covid, Romain Flory, a néanmoins précisé que 51 000 personnes ont reçu leur dose de rappel, soit un peu plus de 25% des plus de 18 ans. Au total, environ 100 000 pass sanitaires ont également été délivrés.

“On s’adaptera […]. On ne tient pas forcément à administrer le vaccin tous les trois mois”.

Dr Henri-Pierre Mallet, épidémiologiste à la plateforme covid

Pour accroître la couverture vaccinale, le vaccinodrome de la Présidence reste ouvert jusqu’à dimanche midi. Ceux qui le souhaitent pourront également y retirer leur pass sanitaire. Les centres de vaccination habituels rouvriront à partir de lundi. Un vaccinodrome sera aussi ouvert samedi 22 janvier à la Presqu’île, au centre Teaputa de 8h00 à 15h00, puis le samedi 29 janvier à la salle Victor Doom de Mataiea, aux mêmes horaires. Des guichets seront dédiés sur place afin de délivrer les QR codes.

Le pass sanitaire peut également être obtenu rapidement en ligne, en se connectant à mes-docs.gov.pf muni de ses identifiants CPS. Cette méthode, qui permet d’obtenir son QR code en 72 heures maximum, a l’avantage de ne pas nécessiter la mobilisation d’un agent. Romain Flory a annoncé un prochain partenariat avec les mairies afin qu’elles puissent assister les administrés dans leur demande.

Durcissement des conditions d’entrées en Polynésie

66% des cas de covid sont des cas importés, a confirmé le Dr Henri-Pierre Mallet. Un chiffre qui pousse le Pays à durcir les conditions d’entrées. Tout passager entrant en Polynésie doit fournir le résultat négatif d’un test antigénique réalisé moins de 24h avant le départ. Un test RT PCR réalisé 24h avant le départ est également demandé à l’arrivée.

S’il n’est pas possible pour le voyageur de s’en procurer les temps, un test RT-PCR est alors réalisé dès son arrivée à l’aéroport de Tahiti Faa’a, à sa charge, à hauteur d’environ 26 000 Fcfp par test. “Aujourd’hui, voyager est une contrainte”, a justifié Dr Henri-Pierre Mallet.

Pour les cas positifs et cas contacts, la plateforme covid a instauré une série de recommandations.

Le protocole “peut très bien évoluer en fonction de la situation”, a toutefois évoqué le responsable de la plateforme covid, Manutea Gay. “Ça reste essentiel de se tester le plus possible dès lors qu’on a des signes”, de préférence dans un centre de dépistage ou avec un test antigénique réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé, a rajouté Dr Henri-Pierre Mallet.

infos coronavirus