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Hao : des rori pour nettoyer les déjections de poissons

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Publié le 22/08/2017 à 15:01 - Mise à jour le 22/08/2017 à 15:01
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Après avoir confirmé le calendrier des travaux annoncé hier par TNTV, Wang Cheng a voulu donner des gages aux défenseurs de l’environnement, au côté du gouvernement. Et il a convaincu Heremoana Maamaatuaiahutapu : il a assuré que la société Tahiti Nui Ocean Foods avait répondu à toutes les questions sur les normes environnementales à respecter, et allait même au-delà. Par exemple, il va « espacer les cages d’au moins un kilomètre » alors que la réglementation ne l’y contraint pas. Le ministre de l’Environnement rappelle aussi que Wang Cheng « construit la plus grande ferme solaire de Chine, et certainement du monde », et qu’il est donc soucieux d’environnement. 

Pour Wang Cheng, c’est aussi dans l’intérêt de son entreprise qu’il ne va pas nuire au lagon : « meilleurs lagons = meilleurs poissons = meilleurs marchés à conquérir » sourit-il dans une logique toute commerciale. 

Son projet a tout d’une ferme futuriste : les voitures, et sans doute les bateaux, seront électriques, et se rechargeront sur des bornes solaires. Les toitures seront aussi équipées de panneaux solaires pour limiter au maximum l’utilisation de carburant. Les déchets seront dégradés sur place.

L’atoll de Hao ne pourra probablement pas produire les 50 000 tonnes de poisson annuelles que vise Tahiti Nui Ocean Foods. Wang Cheng pense déjà à disposer des cages dans d’autres atolls des Tuamotu, comme Amanu. Mais il s’engage à ne pas s’approcher de ceux qui ont déjà une activité économique, comme le tourisme ou la perle.

Wang Cheng a enfin assuré qu’environ 300 Polynésiens seraient employés pendant le chantier, prévu sur 30 mois. Et qu’il en faudrait 300 à 500 dès le début de l’exploitation de la ferme aquacole. Il assure qu’au moins 90% des employés seront polynésiens, et que des échanges avec l’Université de l’Océan de Shangaï permettront de former des cadres locaux.

Avec le voeu que l’aquaculture devienne la troisième ressource-phare de l’économie locale, avec le tourisme et la perliculture. 
 

Mike Leyral

 

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