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Handicap : une plongée dans le bonheur

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Publié le 19/10/2018 à 13:30 - Mise à jour le 19/10/2018 à 13:30
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Afin de favoriser l’intégration des personnes en situation de handicap au fenua au travers de sports subaquatiques, la Fédération Polynésienne de Sports Adaptés et Handisport (FPSAH) a mis en place avec la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM) une formation s’adressant aux moniteurs de plongée souhaitant valider une qualification spécifique d’encadrant handisub. “Cela permet d’élargir les champs de compétence de professionnels de la plongée, et cela permet, peut-être demain, d’accueillir un autre public dans l’eau” a déclaré Alain Barrere, directeur de la FPSAH.

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Une compétence supplémentaire pour accompagner sous l’eau des personnes avec un handicap moteur modéré ou lourd, ou un handicap mental. La formation est assurée par un spécialiste venu de métropole. Avec quatre jeunes en situation de trisomie du centre éducatif Heimanava, ils ont partagé leur passion à quelques mètres sous la surface de l’eau.

> Le sport est un vecteur d’insertion sociale

“L’eau dissout le handicap. Une fois qu’on est dans l’eau, une fois qu’on plonge, il n’y a plus de différence. Cela permet même à un tétraplégique qui est en fauteuil électrique de pouvoir faire une plongée comme un valide” explique Pascal Chauviere, référent national handisup à la FFESSM. 

Réputée pour ses fonds marins exceptionnels, la Polynésie manque cependant de structures adaptées pour les personnes en situation de handicap.  Cette formation a permis aux professionnels de se confronter à la problématique de l’accessibilité et des précautions à prendre dans les marinas et à bord des embarcations.“On a encore un gros progrès à faire sur les bateaux de plongée ici (…) Mais ce n’est pas parce que l’adaptation n’est pas maximum que l’on doit refuser ce plaisir de plonger aux gens en situation de handicap” poursuit Pascal Chauviere.

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Pour faciliter la mise en l’eau en toute confiance, les jeunes sont accompagnés par deux professionnels. Gabriel, Keani, Teiki et Haroatea ont enfilé masques, palmes, gilets et bouteilles pour un baptême de bulles, avant de partir à la découverte du grand bleu et des coraux et poissons. Pour certains de ces jeunes, c’est une première. Avant le grand plongeon, ils apprennent les codes de communication et les voilà prêts pour découvrir les fonds marins : “J’ai trouvé ça vraiment génial. Je me sentais tout léger. J’ai envie de recommencer” confie Alexis, tout ému de sa première plongée.

​Les professionnels de la plongée  veulent élargir leurs compétences pour prendre en charge dans les clubs les personnes handicapées. Alexis Touzalin, moniteur de plongée sous-marine, qui est venu suivre la formation, envisage également par la suite d’apprendre la plongée thérapeutique à Hao : “L’idée est de travailler et développer l’estime de soi, la valorisation des actes menées par les enfants sous l’eau, dans le cadre du suivi psychologique de l’enfant par le pédopsychiatre”.
 

Rédaction web avec ​Thomas Chabrol et Naea Bennett

 

 

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