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Grève des enseignants – Le maintien des postes en Polynésie sera défendu à Paris

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Publié le 11/11/2018 à 14:37 - Mise à jour le 11/11/2018 à 14:37
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Pas de marche de protestation, mais un sitting devant le bâtiment du vice-rectorat ce lundi 12 novembre. Un front uni des syndicats d’enseignants contre le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. En Polynésie comme en Métropole, les professeurs, le personnel administratif et les agents techniques du 1er et du 2nd degrés ont manifesté. En cause, les coupes budgétaires et la suppression de 2650 postes dans les collèges et lycées l’an prochain : “La situation en Polynésie est catastrophique aujourd’hui, et elle le sera encore plus si l’on ne fait rien. Il y a de nombreuses écoles saturées, et cela risque d’être pire l’année prochaine” a déclaré Diana Yeng Kow, secrétaire d’UNSA éducation et du STIP/AEP-UNSA.

“Qui dit moins de postes dit classes surchargées, mais aussi une dégradation des conditions de travail des personnels enseignants et administratifs, et la dégradation des conditions d’apprentissage des élèves” explique Marie-Pierre Lavie, secrétaire générale-adjointe du SE-Unsa.

Dans les écoles publiques, place à la débrouille aujourd’hui pour les parents d’élèves. Certains établissements comptaient même 100% d’enseignants grévistes. Au total en Polynésie, 35,70% des personnels enseignants et non enseignants ont fait grève. Du côté des enseignants : 55,38% du premier degré et 18,15% du second degré ont fait grève. Du côté du personnel des non enseignants, le taux était de 18,33% dans le premier degré et 28,80 dans le second degré.

Les parents d’élèves partagent l’inquiétude des professeurs : “Je pense que c’est un mouvement important à défendre. Il y a de moins en moins d’enseignants. Les remplacements sont difficiles” nous dit Marie-Pierre Favreau.

Le mouvement de protestation s’est poursuivi jusque dans le hall du bâtiment du vice-rectorat. Les représentants des principales organisations syndicales de l’éducation en Polynésie ont été reçu par le vice-recteur, Philippe Couturaud, et le directeur de cabinet de la ministre de l’éducation. “Ils nous ont annoncé prôner en France le maintien des postes et une mise en place de la formation de la brigade de remplacements. (…) Mais on va rester vigilants, ce ne sont que des paroles, nous n’avons pas d’écrits (…) Je compte sur le vice-recteur pour relayer nos revendications polynésiennes à Paris” poursuit Diana Yeng Kow.

En effet, dans une quinzaine de jours, un dialogue de gestion aura lieu à la capitale française entre le vice-recteur de la Polynésie, la ministre de l’éducation locale et le ministère de l’éducation nationale. Pourtant, même s’il compte bien défendre le dossier polynésien à Paris, le vice-recteur ne promet rien concernant les suppressions de postes : “mon objectif, ce n’est pas de répondre à cette demande, c’est au ministre. Je suis là pour enregistrer les inquiétudes et faire une expertise pédagogique. Il ne faut pas oublier que nous sommes en baisse démographique depuis un certain nombre d’années (…) Nous avons perdu des élèves dans le premier et second degrés depuis dix ans”. Il a également tenu à préciser que le ministre de l’éducation n’avait supprimé aucun poste ces deux dernières années.

Autre revendication des manifestants ce matin, la problématique du non-remplacement des professeurs absents : “c’est un problème de gestion interne à la Polynésie. Car il y a moins de 1 400 classes pour 1 800 enseignants, donc il y a les moyens de remplacer, c’est une question d’organisation” a précisé le vice-recteur.

De son côté, le syndicat SNUipp- FSU Polynésie a tenu à préciser ses positions dans un communiqué : “Le statut des enseignants du premier degré en Polynésie n’est toujours pas respecté par le pays et le vice-rectorat. Nous avons demandé audience auprès de la ministre de l’éducation locale et du vice-recteur pour discuter du non-respect de nos obligations de service règlementaires (ORS) et pour solutionner les problèmes de remplacement. Ce sont des revendications locales qui n’entrent pas dans les revendications de la grève nationale d’aujourd’hui. Si les discussions n’aboutissent pas, le SNUipp fera un appel à la grève générale dans les écoles du premier degré de Polynésie française”.

Les professeurs devront en tous les cas attendre le 29 novembre pour en savoir plus sur les suppressions de postes. 
 

Rédaction web avec Sophie Guébel et Esther Parau-Cordette

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