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Greffes de rein entre vivants : une alternative qui sauve

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131 greffes rénales ont été effectuées à ce jour au Fenua et dans près d’un quart de ces interventions, le greffon provenait d’un donneur vivant. La première greffe a été réalisée par le docteur Méjean en 2013. Depuis plusieurs jours, il est de retour au Fenua pour transmettre ses connaissances à nos chirurgiens locaux.

Publié le 20/10/2022 à 10:58 - Mise à jour le 20/10/2022 à 11:27
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131 greffes rénales ont été effectuées à ce jour au Fenua et dans près d’un quart de ces interventions, le greffon provenait d’un donneur vivant. La première greffe a été réalisée par le docteur Méjean en 2013. Depuis plusieurs jours, il est de retour au Fenua pour transmettre ses connaissances à nos chirurgiens locaux.

8h30. Le docteur Méjean s’apprête à extraire le rein d’un patient pour le greffer sur un membre de sa famille. Une intervention complexe que l’expert connaît bien. “C’est forcément plus stressant parce qu’on opère un patient qui est tout à fait sain, en très bon état général, on prend un organe sain et on sait que derrière, on va devoir le greffer à quelqu’un de son entourage. Donc on a un double challenge. Il faut bien réaliser que faire une greffe, c’est quelque chose de compliqué. Et sur le plan médical, et sur le plan chirurgical. Il faut qu’il y ai vraiment une très bonne osmose entre les différentes équipes. C’est un vrai investissement lourd et compliqué.”

Seulement deux chirurgiens sont habilités à mener ce genre d’opération au Fenua. Et c’est pour approfondir leur formation que le docteur Méjean est venu de métropole. L’occasion de perfectionner le geste et d’apprendre les nouvelles techniques. “Il y a de petites particularités liées au don vivant de rein en vue d’une greffe, notamment la manière de mettre les clips le temps où on coupe les vaisseaux, qui sont apportés par son expertise, explique Dr Cécile Verrier, chirurgienne urologue. Cette année on avait besoin aussi d’opérer plusieurs malades. c’était l’occasion de grouper ces interventions sur la semaine où il est présent. Plus de faire cette formation aussi auprès du personnel.

En 2021, les greffes à partir d’un donneur vivant étaient presque une fois et demie plus élevée en Polynésie qu’en métropole. Des chiffres qui illustrent la générosité de la population. Si l’appréhension du bloc opératoire domine toujours, Dr Méjean rassure : “Pour celui qui donne un rein de son vivant, il n’y a que très peu de conséquences sur sa santé au futur. Donc si le bilan est fait, et il est parfaitement fait ici parce que vous avez un hôpital de très bonne qualité et des médecins très engagés (…) Si le bilan est bon, il n’y a pas de risque pour le donneur.”

Le don du vivant permettrait de réduire considérablement les délais. À ce jour, 126 personnes sont en attente d’un greffon.

Si vous souhaitez faire un don rénal ou vous informer davantage à ce sujet, vous trouverez plus de renseignements sur le site internet du CHPF.