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Greffe du rein : le parcours de Thierry Sauvage

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Publié le 13/03/2019 à 9:11 - Mise à jour le 13/03/2019 à 9:11
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D’après le réseau solidaire France Rein, six millions de Français ont les reins malades et l’ignorent. Depuis le 9 mars et jusqu’au 16, la semaine nationale du rein doit permettre de s’informer sur ces pathologies et de pouvoir se faire dépister. Une problématique que nous connaissons bien également au fenua.

« J’ai appris que j’étais malade en 2011, de façon tout à fait surprenante, puisqu’on avait racheté le restaurant en 2008, et ensuite on avait refait un crédit pour des travaux récents. C’est grâce au médecin-conseil que j’ai découvert cette maladie que j’ignorais totalement » explique Thierry Sauvage, greffé du rein. « Aussitôt, la réaction de ma femme a été : ‘si mon mari a besoin d’un rein, je lui donne le mien’. C’était une épreuve à appréhender psychologiquement. Et très vite, à Poitiers, on m’a déconseillé d’accepter que Bénédicte soit donneuse puisqu’on a un rapport poids/masse/densité de l’organe qui était trop petit pour ma corpulence » poursuit Thierry. On lui conseille alors de l’inscrire sur une liste de donneurs décédés, ce qu’il accepte.

« La dialyse, c’est quelque chose qui vous empêche de vivre normalement, puisque tous les 2 jours il faut passer une demi-journée à l’hôpital. Le lendemain, vous vous reposez, et vous vous sentez mieux quand même. Parce que le fait de filtrer le sang pendant ces 4 heures de dialyse permet de nettoyer le corps » nous raconte Thierry.

Le 2 août 2018, est une date qu’il ne pourra jamais oublier : on l’appelle pour lui annoncer qu’un rein est disponible. Quelques heures après cet appel, Thierry est finalement greffé au terme d’une opération de six heures : « Après, je suis resté en salle de réveil. Et la vie est drôle car (…) quelques heures après, ma fille a accouché d’un enfant, donc j’ai eu un petit-fils qui est né le même jour » confie Thierry, très ému.
 

Propos recueillis par Sophie Guébel

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