Frayeur pour quatre collégiens victimes du jeu du « rêve indien »

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Des collégiens qui s’évanouissent après avoir exécuté un défi dit du « rêve indien » : cela s’est passé mardi au collège Tinomana Ebb de Teva i uta. La direction de l’établissement et l’association des parents d’élèves en appellent à la vigilance. Un des collégiens a lourdement chuté sur le crâne. Il a été évacué par les secours.

Publié le 11/10/2023 à 17:09 - Mise à jour le 11/10/2023 à 17:09

Des collégiens qui s’évanouissent après avoir exécuté un défi dit du « rêve indien » : cela s’est passé mardi au collège Tinomana Ebb de Teva i uta. La direction de l’établissement et l’association des parents d’élèves en appellent à la vigilance. Un des collégiens a lourdement chuté sur le crâne. Il a été évacué par les secours.

C’est un jeu dangereux qui n’est malheureusement pas nouveau dans les cours de récréation. Le jeu du « rêve indien » ou « sommeil indien » que certains collégiens pratiquent et partagent sur les réseaux sociaux, consiste à s’infliger une syncope et ressentir des sensations de tournoiement, voire d’hallucinations. Un jeu qui peut vite dégénérer et tourner au drame.

Quatre élèves de troisième, au collège Tinomana Ebb de Teva I Uta, en ont fait l’amère expérience, mardi après-midi. Sur les quatre élèves qui se sont évanouis, l’un d’eux s’est cogné lourdement la tête. Bilan provisoire : 6 points de suture.

« J’ai alerté la DGEE et les parents d’élèves hier soir, raconte la principale, Barbara Bellorget. (…) L’un des élèves qui s’est évanoui a lâché le terme de sommeil indien. Je me suis empressée de vérifier ce que pouvait être ce terme de sommeil indien puisque j’ai cru comprendre que c’était l’origine du problème. Et c’est bien cela : un jeu très dangereux, malsain« .

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Au collège de Teva i uta, malgré la présence des surveillants et de caméras, difficile d’avoir un œil sur tous les groupes de jeunes. L’établissement compte 580 élèves. Les adolescents de 13-14 ans n’ont pas conscience des risques qu’ils encourent. « On essaie de rester vigilants et surtout on essaie de faire beaucoup de prévention, d’information auprès des familles. On ne cesse de répéter, de rappeler et d’échanger aussi sur les dangers encourus par l’utilisation des réseaux sociaux (…) On rappelle qu’être sur un réseau social n’est pas autorisé avant l’âge de 13 ans, mais on remarque hélas que, dès l’école primaire, il y a de plus en plus de jeunes enfants qui sont sur les réseaux sociaux en toute connaissance de cause par les familles (…) qui ne s’assurent pas des sites consultés et de ce que peuvent faire les jeunes ».

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« La notion de jeu excite, le défi en plus, constate Adeline Sabatier, présidente de l’Association des Parents d’Élèves du collège Tinomana Ebb de Teva I Uta. Au niveau des enfants, il faut une prise de conscience réelle dans les familles, et relayer l’information dans les écoles. C’est un travail à faire à la maison avec les parents. On revient toujours à la cellule familiale, qui est un lieu important pour la discussion. L’APE, à laquelle les enfants sont habitués, peut en tout cas offrir son soutien et rassurer ceux qui ont en besoin. (…) Je suis sûre qu’il y a des enfants qui ont été choqués. C’est un bon moyen de ramener le calme pour les enfants et pour les parents qui sont à l’extérieur, qui peuvent se poser des questions. »

En métropole, près de 200 jeunes sont décédés d’accidents liés aux jeux dangereux en 20 ans.

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