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Formés aux soins d’urgence pour ne pas perdre la main

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Le ministère de la santé continue de former à la prise en charge des situations d’urgence dans les îles. Durant une semaine les professionnels de santé installés dans les îles éloignées ont bénéficié d’une remise à niveau des compétences et gestes d’urgences. Lancé pour la première fois en 2019, mais suspendue en raison de la crise sanitaire, cette 2ème promotion enregistre une vingtaine de stagiaires contre 10, il y a 3 ans.

Publié le 30/10/2022 à 20:15 - Mise à jour le 30/10/2022 à 20:15
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Le ministère de la santé continue de former à la prise en charge des situations d’urgence dans les îles. Durant une semaine les professionnels de santé installés dans les îles éloignées ont bénéficié d’une remise à niveau des compétences et gestes d’urgences. Lancé pour la première fois en 2019, mais suspendue en raison de la crise sanitaire, cette 2ème promotion enregistre une vingtaine de stagiaires contre 10, il y a 3 ans.

Ils sont médecins indépendants, infirmiers ou encore aides-soignants et n’ont qu’une petite ou lointaine connaissance des compétences d’urgentiste.  Une spécialité très peu présente dans les îles des archipels en raison de la rareté des cas graves selon le Dr Philippe Biarez, coordinateur des formations d’urgences insulaires à la direction de la santé. Il précise que « La mission des formateurs et de cette équipe, c’est de donner des compétences, mais je le redis encore, ce ne sera pas les compétences d’urgentiste spécialiste comme on peut en avoir au Taaone bien sur. Des urgences malheureusement, il y en a partout, heureusement dans les îles il y en a moins, mais il y en a quand même. »

Délivré par le   Centre d’Enseignement des Soins d’Urgence installé à l’hospitel de Pirae, les techniques enseignées durant les 5 jours de formation portent sur les urgences pédiatriques, les accouchements inopinés ou encore la gestion des voies aériennes. Ces rappels des procédures devraient permettre à ces personnels de santé d’avoir un geste plus assuré. Pour Teata Temauriora, infirmière à Rimatara « ça a été bénéfique pour tout le monde (…) ça nous a fait un grand bien, je pense qu’on en avait tous besoin. Ce genre de formation ça fait du bien aussi, parce que c’est ce qu’il nous manque aussi je pense, de la pratique, des entrainements. » Pour Audrey Saltel, nfirmière à Rangiroa aussi « c’est un très bon complément, une piqure de rappel car ce n’est pas tous les jours qu’on a des situations d’urgence vitales et justement, on perd très très vite la main. »

Un programme de formation continu étalé sur 5 ans. 130 professionnels de santé issus des îles sont concernés.