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Fakarava : un projet de classement de 18 espaces maritimes

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Publié le 24/05/2016 à 13:46 - Mise à jour le 24/05/2016 à 13:46
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La commune de Fakarava a obtenu le label Réserve de biosphère (RB) au mois d’octobre 2006, dans le cadre du programme l’Homme et la biosphère (MAB) de l’Unesco. Elle représente une superficie de 19 867,35 km2 et est peuplée par 1 575 habitants inégalement répartis sur les sept atolls qui la composent (Aratika, Fakarava, Kauehi, Niau, Raraka, Taiaro et Toau).
 
Cette réserve offre une diversité de paysages comprenant aussi bien des formations coralliennes, des herbiers de phanérogames marines, des mares à kopara, des forêts primaires que d’autres formations végétales caractéristiques des atolls de Polynésie française. Outre les espèces peuplant les récifs coralliens, la commune de Fakarava abrite une faune et une flore remarquables comptant des espèces rares, protégées et endémiques. Elle possède également un patrimoine culturel riche, rassemblant de nombreux vestiges archéologiques tels que des marae, des anciennes fosses de culture ou maite ou encore des lieux légendaires.
 
La commune de Fakarava dispose ainsi de nombreux arguments favorables à la préservation de son patrimoine naturel et culturel et bénéficie aujourd’hui d’une notoriété qui dépasse très largement ses frontières et ce, grâce à la désignation de son territoire par l’Unesco en réserve de biosphère. Ce label constitue donc un atout majeur pour le développement économique de cette commune. L’Unesco exige dans le cadre du programme MAB que les aires centrales soient obligatoirement réglementées. C’est ainsi qu’un plan général d’aménagement (PGA) et un plan de gestion de l’espace maritime (PGEM) ont été élaborés et officialisés par arrêté en 2007 pour l’ensemble des atolls de la commune, à l’exception de l’atoll de Taiaro qui est resté en réserve intégrale.
 
Aujourd’hui, après plus de 8 ans d’application, il est apparu nécessaire de moderniser et de clarifier les outils de gestion mis en place en 2007. C’est la raison pour laquelle la commune de Fakarava et le comité de gestion ont lancé la révision du zonage et du règlement de la réserve dans le but de mieux adapter les outils de gestion aux réalités sociales et économiques actuelles, tout en respectant les règles édictées par l’Unesco pour la gestion des réserves de biosphère.
 
Le choix de la commune d’abandonner la gestion de son lagon via le PGEM s’explique par une meilleure recherche de lisibilité et d’efficacité. Cette démarche a conduit le conseil municipal de la commune de Fakarava à se prononcer en faveur du classement des parties maritimes des aires centrales et des zones tampons des atolls de la commune en espaces protégés selon le code de l’environnement, par délibération n° 34/2015 du 16 juillet 2015 complétant la délibération n° 27 du 4 juin 2015 relative à la modification du PGA à Fakarava.
 
La Commission des sites et des monuments naturels a donné un avis favorable au projet de classement en sa séance du 8 septembre 2015. Le résultat de l’enquête publique est rapporté par le commissaire enquêteur le 18 février 2016, qui donne un avis favorable au projet de classement. La superficie totale de l’espace maritime à classer est de 18 252,77 km2 incluant la surface totale maritime des aires centrales et des zones tampons de tous les atolls de la commune. Ces espaces maritimes seront classés en cinq catégories d’espaces protégés suivant les dispositions du code de l’environnement de la Polynésie française. Une nouvelle zone dite “espace maritime intercommunal” est proposée et concerne une emprise maritime extérieure aux atolls dans laquelle un contrôle de l’activité de pêche est prévu et où les activités des navires de pêche de plus de 14 mètres sont interdites.
 
La gestion de ces espaces est déjà assurée par le comité de gestion de la réserve de biosphère de la commune de Fakarava qui fait une large place aux représentants locaux et à la société civile des communes associées. Sa mission est de proposer les mesures de gestion des sites, d’établir et de faire vivre le plan de gestion de la RB. Ce projet de classement d’espaces maritimes des aires centrales et des zones tampons de la RB selon le code de l’environnement seront pour le maire et les conseillers municipaux des outils d’autant plus utiles et adaptés à la situation locale qu’ils sont le reflet de leurs choix et le fruit d’un travail élaboré avec l’ensemble des acteurs locaux et avec l’appui des services du Pays.

 (compte-rendu du conseil des ministres)

Les autres sujets du compte-rendu du conseil des ministres :

> Conférence du service public le 7 juin

> 9e édition de la « Semaine de la Vanille de Tahiti »
 
> Revalorisation des prix d’achat de la viande bovine locale

> Mise en œuvre du plan d’actions économiques du gouvernement
 

> Maintien du prix des hydrocarbures au 1er juin
 
 
> Projet d’accord de coopération entre la Polynésie française et l’Ifremer
 
 
> Projet de loi du Pays visant à modifier la réglementation de l’activité de généalogie
 
 
> Création d’un comité de pilotage des Aires marines éducatives

> Convention annuelle de la Fédération hospitalière régionale du Pacifique Sud

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