A bord du Ferry, comme de la navette rapide, les équipages sont prêts pour réviser leurs acquis en matière de procédure d’urgence. Cet exercice maritime est obligatoire pour la compagnie. Le scénario du jour est une panne moteur de l’Aremiti 6, à un nautique et demi de Moorea. C’est l’Aremiti Ferry 2 qui doit porter assistance à la navette.
Les conditions météorologiques sont clémentes et facilitent la manœuvre d’approche. Aux commandes de leur bateau, les capitaines sont très vigilants : « ce n’est pas notre spécialité de remorquer », explique Rainui Tchung, capitaine de l’Aremiti Ferry 2. « Ce qui est dangereux, c’est toute la manutention qu’il y a à mettre en place, les pattes d’oie à mettre en place. Tout ça se fait au large avec une petite houle. Un navire stoppé au large, ça bouge beaucoup ».

Pour installer le système de tractage en forme de patte d’oie, les marins respectent les consignes du commandant en second. La sécurité est primordiale à chaque opération de manutention.
Le remorquage a débuté à petite allure et progressivement, le Ferry relié par 150 mètres de cordage à la navette rapide entame un virage. En augmentant la vitesse à 6 nœuds puis 8, la tension sur les cordes atteint ses limites jusqu’à la casse d’une aussière du bateau tracté. Un mal pour un bien.

L’exercice a permis aux équipages de jauger la limite de vitesse à ne pas dépasser dans ce type de conditions. D’autres facteurs seraient aussi à prendre en compte par les marins dans le cas d’un remorquage par mauvais temps.