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Et si un pétrolier entrait en collision avec une goélette ?

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Publié le 29/11/2017 à 17:09 - Mise à jour le 29/11/2017 à 17:09
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Un pétrolier est entré en collision avec une goélette au large de Bora bora. On compte plusieurs blessés et même des morts.  L’État, le pays et les communes font le point au commandement supérieur des forces armées. Les victimes ont été prises en charge et évacuées par hélicoptère, reste maintenant à gérer le risque de pollution. « S’il y a fissure et c’est le cas, on a une perte de matière pétrolière, à hauteur en gros de 200 m3 dans le cadre de l’exercice. Et, la question pour nous c’est : comment on peut projeter des moyens sur place pour pouvoir répondre à cette menace ? En partenariat avec le Pays qui dispose de matériel et d’équipement, avec les communes puisque, inévitablement, la pollution viendra contaminer leurs terres, et puis les moyens de l’État », explique Frédéric Poisot, directeur de cabinet du haut-commissaire. 

Le dispositif Orsec maritime  est en permanence activé en Polynésie pour le sauvetage en mer, l’assistance aux navires en difficulté, et comme aujourd’hui, la lutte contre une pollution. Dans un tel cas, tous les moyens aéronautiques et maritimes  des forces armées seraient déployés. Le Bougainville, possède un dispositif d’aspiration des hydrocarbures. Des barrages, filtrants ou pas, pourraient être installés en mer pour contenir les nappes.

Si un cargo ou pétrolier devenait une menace pour l’environnement et les populations, le Haut-Commissaire pourrait contraindre l’armateur à mettre fin au risque représenté par le bateau. Selon le contre-amiral Denis Bertrand, « Il y a tout un arsenal juridique qui le contraint à prendre tous les moyens à sa disposition. Par exemple, dans l’exercice, l’armateur s’est tourné vers les autorités du port de Tahiti pour contractualiser l’emploi du Aito Nui. Mais s’il ne l’avait pas fait, le haut-commissaire a le pouvoir de réquisitionner le Aito Nui et d’envoyer ensuite la facture à l’armateur. » 

L’exercice est complexe. Il faut penser aux délais pour rejoindre le site et  réfléchir à toutes les conséquences des actions. Une course contre la montre. À la fois en mer avec le remorquage ou pas  des navires entrés en collision  et le suivi de la pollution en fonction des courants.

Sur terre, il faut intervenir en urgence pour nettoyer les premières traces d’hydrocarbures, évacuer des touristes ou encore prendre en compte la crainte des hôteliers et des habitants. 
 

Rédaction web avec Thomas Chabrol 

 
 

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