dimanche 25 octobre 2020
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Erwan Covic, du théâtre au monastère de Shaolin

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Erwan Covic, vingtenaire, vient de revenir vivre en Polynésie après trois ans en Chine. Trois années qu’il a passées auprès des moines de Shaolin pour se perfectionner au kung-fu mais aussi à la méditation. Une expérience dont il revient changé.

Publié le 05/10/2019 à 16:02 - Mise à jour le 07/10/2019 à 9:05
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Erwan Covic, vingtenaire, vient de revenir vivre en Polynésie après trois ans en Chine. Trois années qu’il a passées auprès des moines de Shaolin pour se perfectionner au kung-fu mais aussi à la méditation. Une expérience dont il revient changé.

Il se rêvait acteur de film d’action mais a brusquement décidé de changer de voie. Après plusieurs années à étudier le théâtre au célèbre cours Florent à Paris, Erwan Covic décide de s’envoler pour la province du Henan où se trouve un monastère Shaolin. Une expérience qui devait être de courte durée.

« Je voulais partir un an, m’entraîner dur pour être super baraque et faire des films d’action, au final j’ai découvert quelque chose de beaucoup plus fort, de plus important pour moi avec la philosophie zen. J’ai donc décidé d’arrêter de faire l’acteur. Maintenant je joue mon propre rôle dans la vraie vie » sourit le jeune homme.

Au lieu d’une année, il en passera finalement trois à suivre les enseignements des moines guerriers. Lui qui a pratiqué durant des années le kung-fu, dans son enfance. Et son profil particulier a même attiré l’attention de la télévision chinoise qui l’a recruté pour un film promotionnel.

Mais l’enseignement Shaolin, ce n’est pas du cinéma. Son quotidien, c’était 8 heures d’entraînement physique, suivies de séances de méditation, de calligraphie et de mandarin. Car rejoindre les moines Shaolin, c’est avant tout adopter une philosophie de vie.

« Kung fu, ça veut dire accomplissement de soi, maîtrise de soi. Pour devenir maître, il faut s’entraîner beaucoup, et maître de soi, il faut vivre toute une vie » souligne Erwan Covic. A 27 ans, il a eu besoin de retrouver ses racines polynésiennes. Il vient donc de reposer ses valises au fenua.

« J’aurais pu rester un deux ans dix ans, toute ma vie à apprendre, je me suis dit il faut que je rentre et que je commence à partager, et j’ai toute la vie pour continuer d’apprendre » justifie le jeune homme. Son prochain objectif : enseigner le kung-fu à Tahiti, voire même monter un centre culturel Shaolin, le premier de la zone Pacifique.

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