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En avarie moteur, le Dory livré à lui-même

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Le Dory a frôlé le drame de peu : lundi soir, alors qu’il quittait le port de Papeete, le navire de fret a subi une panne de moteur à quelques kilomètres de la passe. Sa demande d’assistance immédiate d’un remorqueur auprès du Port autonome n’a pas abouti, alors que le bateau dérivait droit sur le récif. Le Port autonome se justifie par un défaut d’assurance pour intervenir en haute mer.

Publié le 24/09/2019 à 15:59 - Mise à jour le 25/09/2019 à 15:14
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Le Dory a frôlé le drame de peu : lundi soir, alors qu’il quittait le port de Papeete, le navire de fret a subi une panne de moteur à quelques kilomètres de la passe. Sa demande d’assistance immédiate d’un remorqueur auprès du Port autonome n’a pas abouti, alors que le bateau dérivait droit sur le récif. Le Port autonome se justifie par un défaut d’assurance pour intervenir en haute mer.

Les membres d’équipage du Dory ont eu quelques sueurs froides. Hier en fin de journée, alors que le navire de fret quittait Tahiti pour sa tournée hebdomadaire aux Tuamotu, une panne de moteur met le bateau à l’arrêt, à quelques kilomètres seulement de la passe de Papeete.

« Le commandant du port, monsieur Alphonse Kautai, m’a informé d’une réponse négative parce qu’il doit contacter la métropole pour demander à son assureur s’il peut ou pas apporter assistance. Et le temps que la partie administrative se fasse, il m’a dit que d’ici 3 jours on pourrait avoir une validation du Port autonome pour avoir l’assistance du remorqueur » explique Harold Teivao, chargé de la sécurité des navires du groupe Degage.

Face à cette réponse du Port autonome, l’armateur tente de trouver d’autres moyens de porter assistance à son équipage. Mais pendant ce temps, le Dory dérivait lentement vers la bouée tribord du chenal de Papeete. Le capitaine estimait son échouement sur le récif à 45 minutes, quand le mécanicien de bord a réussi à réparer la panne. Le bateau a finalement repris la mer sans encombre.

(Infographie TNTV)

« Si le navire s’était échoué, déjà on aurait eu une perte du navire, et on aurait créé une pollution, et surtout, c’est quand même le gagne-pain des 8 membres d’équipage de pouvoir rallier Papeete et également les atolls des Tuamotu ajoute Harold Teivao.

En 40 ans de métier, le gérant de la société qui exploite le Dory n’avait jamais vu ça. « C’est quand même incroyable qu’il n’y ait pas de remorqueur qui puisse sortir et sauver le bateau. C’est une mise en danger de la vie d’autrui et des biens. Je ne comprends pas. (…) Il ne faut plus que cela se reproduise » déclare Eugène Degage, gérant de la SNC Agnieray & Cie.

De son côté, la direction du Port Autonome explique que ses remorqueurs ne sont pas assurés pour naviguer au-delà de la passe de Papeete et qu’ils n’ont pas vocation à effectuer ce genre de mission. Elle indique qu’il existe des procédures à respecter afin de ne pas subir de conséquences financières désastreuses et renvoie l’armateur, qui possède d’autres bateaux, à ses responsabilités.

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