dimanche 25 octobre 2020
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En 2018, le tourisme a représenté 8% du PIB en Polynésie

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Une étude menée par l'institut des statistiques de la Polynésie française (ISPF), sur la base des informations recueillies pour l'année 2018, démontre le poids important du tourisme dans l'économie polynésienne.

Publié le 29/07/2020 à 15:27 - Mise à jour le 29/07/2020 à 15:27
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Une étude menée par l'institut des statistiques de la Polynésie française (ISPF), sur la base des informations recueillies pour l'année 2018, démontre le poids important du tourisme dans l'économie polynésienne.

Le contexte de crise économique liée à la pandémie de Covid-19 demande aux pouvoirs publics de disposer de tous les éléments statistiques et économiques pour mesurer pleinement l’impact de l’industrie du tourisme sur le plan économique et social, notamment en définissant de manière plus précise le poids de ce secteur sur le produit intérieur brut (PIB) de la Polynésie française, sur les emplois et la création d’activité. Une étude menée par l’institut des statistiques de la Polynésie française (ISPF), sur la base des informations recueillies pour l’année 2018 vient illustrer ces données. Il en ressort également que le tourisme représente, dans certaines îles éloignées, la seule source de revenus pour de nombreuses familles.

En 2018, les dépenses des touristes, étrangers et résidents, ont représenté 8% du PIB.

En 2018, les visiteurs venus de l’extérieur ont dépensé 65 milliards Fcfp (hors transports aérien international) au cours de leur séjour d’une moyenne de 14,7 jours. Cette dépense représente cinq fois le montant des exportations de produits locaux. Chaque touriste dépense en moyenne 300 000 Fcfp par séjour.

L’hébergement représente 44% des dépenses totales, soit 29 milliards Fcfp. La croisière, les commerces représentent respectivement 8 milliards Fcfp et les transports domestiques 7,8 milliards Fcfp. Enfin les dépenses pour l’alimentation représente 7,3 milliards Fcfp, les excursions, activités de loisirs et la plongée quant à elles 4,8 milliards Fcfp. S’agissant des dépenses en transport aérien international, elles sont estimées à 38 milliards Fcfp, dont 25 milliards Fcfp pour la compagnie locale.

Parallèlement les touristes résidents ont dépensé 6 milliards Fcfp en Polynésie dont les deux tiers en hébergement. Ils ont aussi dépensé 18 milliards Fcfp à l’étranger hors transport aérien.

Ces dépenses impactent donc quatre branches : le transport qui regroupe les entreprises du transport aérien, terrestre et maritime (y compris la croisière et les agences de voyage) pour 35%, l’hôtellerie -restauration pour 55%, les commerces pour 20% et les services aux particuliers (activités d »excursions et de loisirs) pour 3%. La somme de ces quatre branches totalise 27% du PIB. Sur ce volume, 30% découle directement du tourisme, qu’il soit local ou international. Ainsi, la valeur ajoutée globale du tourisme représente 7,7% du PIB en 2018, soit un montant de 43 milliards Fcfp pour l’ensemble des branches concernées.

L’industrie du tourisme propose des emplois dans toutes les îles

Les quatre branches du secteur touristique emploient 55% des effectifs salariés en équivalent temps plein du secteur économique marchand en Polynésie française. Cela représente 20 000 emplois, ou 12 300 hors commerce, soit 30% des emplois du secteur marchand. Parmi ces 12 000 emplois, 45% sont financés par les dépenses des touristes résidents et internationaux. La masse salariale versée par les branches transports, hôtellerie-restauration et services aux particuliers représente 46% de la masse salariale marchande.

Les 5 500 salariés directement liés au tourisme perçoivent 20% de la masse salariale globale marchande versé en Polynésie française soit 25 milliards Fcfp. Les emplois générés par les branches du tourisme représentent 31% des emplois, salariés ou non, des îles Sous-le-Vent dont 56% des emplois de Bora Bora. Ils représentent aussi 31% des emplois pour Rangiroa et 27% sur l’île de Moorea.

Le secteur du tourisme comptabilise 3 647 entreprises en 2018. Il représente 12,5% des entreprises locales et continue de progresser. Entre 2018 et 2019, 325 nouvelles entreprises ont vu le jour. Le poids du tourisme est en outre plus important dans les archipels éloignés. Sur 58 îles habitées, 40 disposent au moins d’un hébergement touristique, dont 34 avec une piste aéroportuaire. Les nouvelles formes d’hébergement apparues ces dernières années, notamment les meublés du tourisme participent également au développement de l’offre touristique dans les archipels éloignés et offrent de nouvelles perspectives d’activités à des zones difficiles d’accès.

Comparativement aux autres collectivités d’Outre-mer, cette analyse confirme la part importante du tourisme dans le PIB et sa valeur ajoutée de la Polynésie française. Ces données permettront d’ajuster au mieux les politiques de développement en matière touristique, mais aussi, de prendre les mesures adéquates dans le cadre du plan de relance de l’économie polynésienne.

Les autres sujets dans le compte-rendu du conseil des Ministres :
– Un projet d’investissement d’entreprise soutenu par le Pays
– Le Pays encourage l’exportation des produits de la pêche polynésienne
– Point de situation du dossier de transport d’évacuations sanitaires aux Marquises
– Maintien des prix des hydrocarbures au 1er août
– Soutien en fonctionnement en faveur de l’association « Agence Immobilière Sociale de Polynésie française Rahu Ora »
– Subventions au profit de l’Office Polynésien de l’Habitat pour le financement de travaux et d’études
– Organisation du Festival culturel « Fa’aiho »
– Soutien au secteur du tourisme à Bora Bora : permanences du SEFI sur cette île en juillet
– Subventions en faveur de l’établissement public d’enseignement et de formation professionnels agricoles (EPEFPA)
– État des décharges d’activité de service et mises à dispositions octroyées aux agents de l’administration de la Polynésie française pour exercer une activité syndicale
– Le Président de la Polynésie française habilité à signer l’emprunt exceptionnel garanti par l’État auprès de l’AFD

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