« Emotion et colère » des agents pénitentiaires du fenua après la mort de 2 de leurs collègues

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Les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire en Polynésie ont observé une minute de silence, ce mercredi, pour « honorer la mémoire » de leurs 2 collègues tués, mardi, en métropole lors de l’évasion d’un détenu. « On est rempli d’émotions et de colère (…) Quand on vient au travail, ce n’est pas pour y mourir », souligne Karl Manutahi, le secrétaire territorial du syndicat FO Justice Polynésie.

Publié le 15/05/2024 à 13:39 - Mise à jour le 15/05/2024 à 14:46

Les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire en Polynésie ont observé une minute de silence, ce mercredi, pour « honorer la mémoire » de leurs 2 collègues tués, mardi, en métropole lors de l’évasion d’un détenu. « On est rempli d’émotions et de colère (…) Quand on vient au travail, ce n’est pas pour y mourir », souligne Karl Manutahi, le secrétaire territorial du syndicat FO Justice Polynésie.

Au lendemain de l’attaque d’un fourgon de l’administration pénitentiaire, à Incarville, en métropole, au cours de laquelle 2 agents ont trouvé la mort, et trois autres ont été grièvement blessés, leurs collègues du fenua leur ont rendu hommage, ce mercredi, à Nuutania et Tatutu.

« On est rempli d’émotions et de colère. Quand on vient au travail, ce n’est pas pour y mourir. Aujourd’hui, on voit que c’est un métier à risque », souligne Karl Manutahi, le secrétaire territorial du syndicat FO Justice Polynésie.

« On pense aux familles endeuillées et à celles qui sont dans l’expectative pour les agents qui sont toujours entre les mains des médecins. On est de tout cœur avec eux. La pénitentiaire est une grande famille », ajoute-t-il.

Crédit : FO

Des magistrats et des représentants de l’État ont également participé à cette minute de silence, dont le secrétaire général du Haut-commissariat, Xavier Marotel.

« C’est évidemment quelque chose qui nous touche (…) Je voulais témoigner de notre soutien moral, mais aussi dire que l’ensemble des forces du ministère de l’Intérieur, les forces de gendarmerie ou de police sont mobilisées pour traquer ces criminels jusqu’à ce qu’on puisse les interpeller et les traduire en justice », dit-il. Pour l’heure, le détenu évadé, comme le commando lourdement armé qui l’a libéré, n’ont pas encore été interpellés.

Les agents pénitentiaires du fenua ont aussi profité de ce rassemblement pour avoir une pensée pour trois de leurs collègues de Nouvelle-Calédonie récemment victimes d’une prise d’otages au sein de la prison Camp-Est, à Nouméa.

« Nous leur apportons tout notre soutien. Les évènements politiques peuvent aussi impacter ce qui se passe dans un établissement pénitentiaire », regrette Karl Manutahi.

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