Elouan Le Naour : portrait d’un jeune que le handicap n’arrête pas

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Atteint de la myopathie de Duchenne, Elouan le Naour, jeune étudiant de 19 ans, ne se laisse pas abattre par le handicap. Entre les séances de kiné et les cours en licence d’information et de communication : Elouan fait preuve d’espoir et de combativité face à la maladie…

Publié le 28/07/2023 à 16:24 - Mise à jour le 31/07/2023 à 15:51

Atteint de la myopathie de Duchenne, Elouan le Naour, jeune étudiant de 19 ans, ne se laisse pas abattre par le handicap. Entre les séances de kiné et les cours en licence d’information et de communication : Elouan fait preuve d’espoir et de combativité face à la maladie…

Qu’il vente ou qu’il pleuve, on le voit arpenter régulièrement les rues du centre-ville de Papeete. Atteint de la myopathie de Duchenne, Elouan se rend chez son kiné deux à trois fois par semaine. Des rendez-vous hebdomadaires qui ont commencé il y a plus de 10 ans.

« C’est mon papa qui l’a remarqué, raconte le jeune homme. Au début, il pensait que j’étais un enfant fainéant, puis à partir de 7 ans, il s’est rendu compte qu’il y avait peut-être un problème. Du coup, il est allé voir un médecin pour essayer de savoir que c’était. Donc c’est une maladie génétique, on ne la contracte pas on l’a dès la naissance. Je nais comme un enfant normal, je grandis comme un enfant normal jusqu’à un certain moment où on va se rendre compte que je cours moins bien que les autres enfants, je me fatigue plus vite et, tout ça quoi.« 

Crédit : Tahiti Nui Télévision

À cause de sa maladie, il perd progressivement en motricité. Pour pallier ces défaillances, il doit mobiliser ses membres constamment.

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« Malheureusement, sa maladie, est appelée à s’aggraver, explique Laurent Fougerolle, kinésithérapeute. Et donc nous, on est juste là pour freiner l’aggravation : donc il faut mobiliser, étirer, on masse aussi parce que des fois, il y a des douleurs. Et c’est juste pour freiner cette dégénérescence de façon à ce qu’il soit quand même autonome. »

Entre le kiné et le jeune étudiant, les débuts n’ont pas toujours été faciles. Leur relation est aujourd’hui de nature amicale. Et la bienveillance au sein de ce duo est mutuelle. « On a fait des gros progrès dans la maladie, donc il faut continuer. Mais, moi, je m’étais bcp investi dans un jeune et bon, ce jeune-là était décédé. J’avais pris un petit coup derrière la tête et après j’ai laissé en suspens l’activité autour de la myopathie et j’ai repris avec Elouan et ça m’a fait du bien, ça me fait du bien.« 

Elouan fêtera ses 20 ans dans deux mois. En troisième année de licence d’information et de communication, le jeune homme projette d’être journaliste. Malgré quelques obstacles sur son chemin, son discours est plein d’optimisme. « Je ne pourrais pas dire que je vis exactement comme les autres. Les autres de mon âge, je pense qu’ils sortent un peu plus. Moi, j’ai plus de difficultés là-dessus, de mobilité. Les déplacements ça va en ville, mais quand même les trottoirs pourraient être améliorés. (…) Bon, par contre, il y a des bons trottoirs, mais il faut les trouver (rires). Comme dit Baloo, il en faut peu pour être heureux, on sait qu’il y a de l’espoir. Il faut vivre, il ne faut pas s’arrêter de vivre parcequ’il y a un handicap.« 

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