lundi 6 décembre 2021
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Edouard Fritch : “il faut à tout prix se protéger”

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Le variant Delta de la covid-19 se propage au fenua. De nouvelles mesures pourraient être envisagées. Mais le président Edouard Fritch mise surtout sur la vaccination pour éviter une situation semblable à celle de l'année dernière.

Publié le 16/07/2021 à 10:30 - Mise à jour le 16/07/2021 à 10:38
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Le variant Delta de la covid-19 se propage au fenua. De nouvelles mesures pourraient être envisagées. Mais le président Edouard Fritch mise surtout sur la vaccination pour éviter une situation semblable à celle de l'année dernière.

Face à cette vague de variant Delta, on imagine bien que de nouvelles mesures seront mises en place comme on vient de l’entendre du ministre de la Santé. Quelles sont-elles en détail ?
“Franchement, je ne veux pas parler de nouvelles mesures. Par contre j’ai envie de parler de ce dont nous disposons aujourd’hui. Parce que la solution elle est aussi là. À savoir, ces mesures qui nous sont annoncées et nous sont imposées. C’est vrai que c’est compliqué le masque, la distanciation, le lavage des mains. Mais ça reste une des solutions encore aujourd’hui. Et puis surtout nous avons la chance de pouvoir bénéficier de vaccins provenant de Paris. On a un stock de vaccins aujourd’hui qui nous permettrait de vacciner pratiquement la moitié de cette population. Et comme vous venez de l’annoncer, nous sommes à peine à 30% de vaccinés ici en Polynésie française. Vous savez que le vaccin reste encore le seul moyen aujourd’hui pour se protéger et éviter que nous ayons affaire à des situations difficiles. Vous savez, il y a 48 heures, personne à l’hôpital n’était hospitalisé pour cause de covid. En l’espace de 48 heures on a deux malades dont un qui est en réanimation. Vous avez vu ce qui s’est passé dans cet hospitel. Effectivement, quelqu’un était porteur de ce variant Delta qui a infesté le reste des malades. ils étaient 70 dans cette structure dont une vingtaine sont aujourd’hui en difficulté parce qu’ils ont attrapé ce virus Delta. Et parmi cette vingtaine, il faut savoir qu’il y en a quelques un qui suivent une chimiothérapie. Donc ça fait mal. (…) Je veux rester positif, je veux rester optimiste. Il faut continuer à se battre parce qu’aujourd’hui je pense qu’on a les moyens et la population polynésienne a été une population très disciplinée jusqu’à présent. Alors c’est vrai que sortir de confinement, on a envie de prendre l’air. Mais je crois qu’il faut se ressaisir et se mettre à respecter. Et surtout aller se faire vacciner. Profitons en. Vous l’avez entendu, des pays cherchent des vaccins, des pays sont en difficulté parce qu’ils n’ont pas de vaccin. En Polynésie nous avons beaucoup de vaccins, et malheureusement on n’arrive pas encore (…) Le fait de se faire vacciner va nous amener à l’immunité collective. L’immunité collective, on peut avoir du variant qui circule mais nous sommes protégés, nous n’allons pas avoir des symptômes qui font que nous nous retrouvons comme au mois d’octobre de l’année dernière. Il faut à tout prix se protéger et c’est mon appel à la population encore ce soir : profitons en ! Je n’ai jamais entendu parler de vaccinés qui soient décédés. Ceux qui attrapent la covid effectivement aujourd’hui, peuvent mourir. Mais pas les vaccinés. Faisons cet effort et je crois qu’on ira mieux dans ce pays.”

Vaccination obligatoire aussi pour le personnel soignant de Polynésie comme dans l’hexagone ?
“On aimerait bien que tous ceux qui sont en contact avec les populations puissent être vaccinés. Vous avez vu qu’en métropole c’est ce qui va se produire dans les semaines à venir. Je soutiens complètement cette position que prend le Président de la République mais il faut l’étendre à toutes les personnes qui sont appelées à être en contact même dans les services administratifs.”

Monsieur le président, qu’ils puissent se faire vacciner ou qu’ils y soient obligés… ?
“Je pense qu’on va arriver vraisemblablement à l’obligation. Je ne veux pas l’envisager tout de suite parce que je veux compter sur la bonne volonté des uns et des autres, sur la responsabilité individuelle des uns et des autres pour prendre conscience que c’est en se protégeant qu’on protège sa famille et qu’on protège ses amis.”

Cette nouvelle vague de l’épidémie pourrait-elle compromettre la venue du chef de l’Etat en Polynésie française à la fin de ce mois de juillet ?
“Non je ne crois pas. Franchement je ne crois pas. Vous savez, on a parlé de cas qui seraient aux Marquises, certains cas aux Tuamotu… Je ne me fait pas de souci pour les Marquisiens. Ils ont vite compris les Marquisiens qu’il fallait se faire vacciner. Ils sont à près de 80% de la population vaccinée aux Marquises. Donc ils sont dans une espèce d’immunité qui fait que même si le variant circule un peu dans ces îles là, ils ne connaîtront pas les drames que nous avons connus ici à Papeete.”

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