dimanche 15 septembre 2019
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Edouard Fritch : “Il est important que les Polynésiens voient que ça bouge en matière de grands travaux”

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AMÉNAGEMENT - Le président du Pays et une partie de son gouvernement ont effectué la tournée des grands chantiers de la zone urbaine de Tahiti, ce mardi matin. L'occasion de faire le point sur l'état d'avancée des divers chantiers en cours

Publié le 28/05/2019 à 14:48 - Mise à jour le 20/06/2019 à 10:18
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AMÉNAGEMENT - Le président du Pays et une partie de son gouvernement ont effectué la tournée des grands chantiers de la zone urbaine de Tahiti, ce mardi matin. L'occasion de faire le point sur l'état d'avancée des divers chantiers en cours

Il aurait dû être à Maiao, mais la météo l’en a empêché… le président du Pays a donc décidé de réaliser la tournée des chantiers en cours dans la zone urbaine de Tahiti. “Nous ne pouvions pas le faire avant les élections pour ne pas être taxés d’électoralisme, mais il est important que la population voie que les choses avancent”, explique Edouard Fritch. “Il faut que les Polynésiens sachent que ça bouge. Nous investissons, nous faisons beaucoup de choses. Alors cela a une tendance plutôt touristique, puisque nous essayons de marier le tourisme avec les habitants et la vie des Polynésiens”… 

La visite commence à Papeete, avec la deuxième tranche de travaux pour le réaménagement du Front de mer, côté commerces, autour du centre Vaima.
Puis c’est au tour de la place Jacques Chirac. Les bâtiments des deux restaurants et snacks émergent : “Nous pensons que d’ici le mois de novembre, les restaurants seront ouverts”, explique le ministre de l’Équipement, René Temeharo. “Ce sont des travaux qui nous coûtent plus d’1 milliard. Il y a beaucoup de difficultés pour cet ouvrage, déjà, il y a un parking au dessous. Une extension est prévue d’ici quelques semaines. Tout cela fait que Papeete prendra une autre dimension, dans la continuité des travaux initiés par le Port autonome au niveau de la Gare maritime et tout le long. Au Nord de Papeete, des travaux d’aménagement vont être effectués tout au long de la digue. C’est un vieux projet que le maire a souhaité remettre à jour, pour donner à nos administrés la possibilité de circuler, d’accéder au Port, car au Port, il y a des gens qui attendent les goélettes, ou qui attendent leurs proches pour aller déjeuner. Il y a aussi les sportifs, il y a de l’activité, et on voudrait donner un petit plus dans l’aménagement.”

> Michel Buillard : “une ville sans travaux est une ville morte”!

Le maire de Papeete revient sur les perpétuels travaux dans la capitale : Je m’en excuse auprès des usagers et administrés : il y a beaucoup de travaux. Mais une ville sans travaux, c’est une ville morte ! Dans toutes les grandes villes, il y a toujours des travaux. Il faut toujours se remettre en question, les techniques évoluent, il faut sans cesse se mettre à la page”. 
Cela fait quelques années qu’il y a de gros travaux sur la ville. Les sommes engagées sont très importantes : 7 milliards de francs. J’ai toujours voulu que l’on puisse asseoir l’image touristique de la ville, et c’est de cette manière que l’on pourra le faire. On a longuement réfléchi, avec Edouard Fritch, avec l’ancien président, à comment aménager Papeete. On a imaginé cette promenade qui commence à To’ata et qui ira jusqu’à la base marine. C’est la première chose que voient les touristes qui arrivent avec les paquebots ! C’est presqu’un joyau ! C’est fantastique ! On va avoir de la restauration, de l’animation… Mais il faudra que l’animation corresponde aux besoins de la population. Les marchés ont été attribués, il y aura des fruits de mer, du poisson cru… tandis que le bar, ce sera plus roboratif”.

Ce chantier va offrir à Papeete un nouveau symbole : la pirogue. “Pendant des années on a eu des débats en conseil municipal… on a cherché, cherché… on voulait d’abord une danseuse, qui accueillerait les visiteurs, à l’entrée de la passe… puis un guerrier… mais on s’est fixé, nous allons suggérer au gouvernement que notre symbole soit la grande pirogue Polynésienne. Elle est en chantier”. 

> Oscar Temaru : “Faa’a, c’est le marae du peuple ma’ohi”

La visite se poursuit à Faa’a, sur le site de Hotuarea. “La Pointe Hotuarea est un lieu emblématique pour la population de manière générale. C’est d’ici que l’on peut voir décoller et atterrir les avions”, rappelle Edouard Fritch.“Le maire a souhaité que cet aménagement, avec le ministère du Tourisme, puisse être un aménagement recevant du public, avec une petite activité commerciale pour les artisans de Faa’a. Ca va être un lieu important, puisqu’il est prévu que l’on puisse faire aussi des représentations artistiques. Il y aura un paepae, une petite scène… On le fait en symbiose avec la mairie de Faa’a et ça se passe très bien. La commune n’est pas lésée. Depuis le départ, j’ai souhaité que Faa’a soit traitée comme les autres communes de Polynésie, sinon même avec un peu plus d’attention, parce-que pendant de longues années, Faa’a a été oubliée du fait que les intérêts politiques ne convergeaient pas toujours… mais je suis parti du principe que les habitants de Faa’a sont des habitants de Polynésie, et que la commune de Faa’a est une commune de Polynésie française. Donc nous participons activement à la mise en place d’infrastructures, et puis on aide la population”.
“Faa’a c’est le marae du peuple ma’ohi”, explique Oscar Temaru. “Nous avons construit cette commune de Faa’a suivant l’esprit du marae. Ici, il va y avoir un espace pour les artisans, un espace pour un petit marché, un espace pour les enfants, un espace pour le spectacle. Ca va être un arrêt obligatoire, je pense, pour les touristes qui vont faire le tour de l’île. Ils vont s’arrêter là. Il y aura aussi des bouquins qui seront vendus pour raconter l’histoire de cet espace, de Faa’a aussi”.

> Simplicio Lissant : “A Punaauia, la 3e voie devrait être prête à la rentrée d’août”

L’escale suivante a lieu à Punaauia, à l’entrée de la ville, où les travaux pour la 3e voie se prolongent. “On va être libéré de tous ces travaux à la rentrée, on l’espère en tous cas”, se réjouit le maire, Simplicio Lissant . “Cette rentrée sera le moment test. On verra si les ouvrages qui ont été préparés correspondent aux besoins de nos habitants. Dans cette partie, il y a énormément d’ouvrages : la TEP, la Poste, l’eau pluviale et potable. Ca pose énormément de problèmes de coordonner les calendriers des uns et des autres. On avait accusé beaucoup de retard pour les réseaux TEP. La commune a profité de ces gros travaux pour changer complètement les anciennes conduites d’eau potable qu’il nous fallait changer de toute façon. On a rajouté 4 mois au délai de départ. C’était des travaux nécessaires pour ne pas revenir casser les ouvrages par la suite. Et je dois rappeler que la municipalité a prévu l’augmentation du diamètre des tuyaux afin de répondre aux besoins du futur projet du Village Tahitien. En principe, on devrait mieux circuler. L’idée de la 3ème voie est de ne pas venir gêner ce flux qui arrive de Papeete vers le Sud. La troisième voie d’insertion ne viendra pas couper ce flux là. La circulation devrait être améliorée, en tous cas l’insertion au niveau de l’entrée de Punaauia”. 

Si cette 3e voie est donc en phase finale, à Punaauia, les travaux à l’ouest de la zone urbaine, eux, vont prendre une autre dimension, avec le lancement de la Route du Sud… “C’est toujours d’actualité”, affirme le président du Pays. “Les consignes que j’ai donné au ministère de l’Equipement, c’est que nous commencions à bouger sur les parties foncières que nous maîtrisons. En 2000, nous avons acheté pas mal de terrains sur Punaauia et Paea. Les terrains de Papara et Papeari sont réservés au sein de leur PGA. Nous avons de quoi commencer à travailler. Je pense que ça va être un chantier sur 10 ans. Le fait que l’on puisse commencer maintenant va peut-être aussi aider certains, qui sont encore réticents au niveau foncier, à s’ouvrir, et à faciliter un peu ce travail, qui est un travail important : la maîtrise foncière”.

À Punaauia, ce projet devrait aboutir à quelques expropriations : “Il faut se préparer au projet au consulter les uns et les autres, et choisir la meilleure formule qui nuise le moins possible aux usagers, notamment les propriétaires terriens et les maisons qui se trouvent sur le tracé”, précise Simplicio Lissant. “Pour l’instant, en l’état actuel, ce sont une trentaine de personnes qui seraient expropriées, mais si on peut minimiser on le fera”. 

> Le pôle unique privé : à Papeete ou à Punaauia ?

“Les discussions sont toujours en cours”, indique Edouard Fritch, alors que plusieurs maires de l’ouest l’ont interpellé sur la question. “Théoriquement, la clinique qui était en projet sur Punaauia ne devait comprendre que l’extension des chambres de la clinique Cardella. Il n’était pas prévu d’y construire le pôle de santé unique, prévu par le Schéma d’aménagement du Pays. Aujourd’hui, nous essayons de rassembler tout ce beau monde autour de la table pour que Cardella et Paofai deviennent ce pôle unique. Il nous faut être très prudents sur les dépenses induites par la suite. Bien sûr que nous avons tous envie d’avoir une belle clinique, digne de ce nom… mais Paofai a investi entre temps… L’idéal serait que ce pôle unique soit porté par les deux cliniques… en deux points différents peut-être. Ils se partageraient les compétences en matière de pathologies. Mais le souci, c’est aussi de regarder un peu plus loin pour éviter que les dépenses de santé soient plus lourdes à porter”. 

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