Début juin, les associations des parents d’élèves des écoles publiques de Papeete ont décidé d’arrêter de prendre en charge la surveillance des enfants dans les écoles publiques du premier degré durant les temps périscolaires. « Se pose aujourd’hui la question des fonctions des personnes qui vont exercer la surveillance des enfants. Et là on se rend compte que nous ne sommes pas comme en métropole. Nous ne répondons pas aux critères puisqu’il n’y a pas de cadre d’emploi pour ces personnels-là », ajoute le président de la Fédération.
Tepuanui Snow souhaite le recrutement d’ATSEM par voix de concours.
Un premier concours, externe, concernerait les titulaires du CAP petite enfance ou d’un diplôme équivalent. Un autre, interne, serait réservé aux agents faisant fonction d’ATSEM depuis 2 ans. Enfin, un troisième concours concernerait les candidats justifiants d’une expérience d’au moins 4 ans auprès des jeunes enfants.
Le projet de vœu présenté ce vendredi n’a pas été voté. « Le collège des salariés a demandé à ce que nous puissions revoir la conclusion du voeu pour que nous ne calquions pas le dispositif, le cadre d’emploi tel qu’il est proposé en France, mais qu’on laisse les communes et le Pays faire des propositions pour le cadre d’emploi qui va être proposé ici en Polynésie », explique Tepuanui Snow.
Pour Angélo Frébault, du collège des salariés, il faut revoir la rédaction de ce voeu « que ce soit orienté pour la sécurité de l’enfant », et faire ressortir « l’emploi local ». Mais dans l’ensemble, « nous sommes pour ce voeu, pour la sécurité des enfants. Nous allons travailler ensemble pour une nouvelle rédaction. Et je pense que pour une prochaine plénière, nous allons voter à l’unanimité pour ce voeu ».
Tepuanui Snow, président de la Fédération des associations de parents d’élèves de l’enseignement public de Polynésie française