Eau potable, déchets : la CTC salue la gestion de la commune de Rimatara

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La Chambre Territoriale des Comptes a publié, ce mercredi, un rapport d’observations définitives sur la commune de Rimatara pour les exercices 2019 et suivants. La CTC considère qu'elle est gérée "avec volontarisme et sérieux" , au regard des contraintes liées à son éloignement de Tahiti. "Même si certains domaines sont encore à améliorer, la commune fait au mieux de ses ressources disponibles. Elle l'encourage à persévérer dans cette voie" , saluent les magistrats financiers.

Publié le 10/07/2024 à 12:14 - Mise à jour le 11/07/2024 à 14:08

La Chambre Territoriale des Comptes a publié, ce mercredi, un rapport d’observations définitives sur la commune de Rimatara pour les exercices 2019 et suivants. La CTC considère qu'elle est gérée "avec volontarisme et sérieux" , au regard des contraintes liées à son éloignement de Tahiti. "Même si certains domaines sont encore à améliorer, la commune fait au mieux de ses ressources disponibles. Elle l'encourage à persévérer dans cette voie" , saluent les magistrats financiers.

C’est assez rare pour être souligné : le dernier rapport d’observations définitives publié par la Chambre territoriales des comptes (CTC) ce mercredi donne presque exclusivement des points positifs. Le bon élève ? La commune de Rimatara dans les Australes, gérée avec « avec volontarisme et sérieux » à plusieurs niveaux, estime la chambre. Efficacité de la municipalité, qualité des services de distribution d’eau potable et de gestion des déchets : la commune « fait au mieux de ses ressources disponibles » .

Le désenclavement de la commune et de ses 893 habitants, selon le dernier recensement de 2022, est toujours un sujet d’actualité, celle-ci étant difficilement accessible par la mer et n’étant pas reliée au câble sous-marin à fibre optique Natitua Sud, dont bénéficient Tubuai et Rurutu depuis 2023.

Toujours est-il que Rimatara parvient à offrir un service public d’eau potable performant, organisé sous la forme d’une régie municipale. Commune pilote au début des années 80 en Polynésie française par l’installation d’un réseau public alimenté par des forages, l’île compte à ce jour 300 abonnés. Actuellement, la commune produit et distribue de l’eau sur l’intégralité de l’île par un réseau public composé de deux parties reliées par vannes.

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« Globalement, l’eau distribuée sur l’ensemble de l’île est traitée et potable, ce qui lui permet, à la différence de bon nombre d’autres communes en Polynésie française, de satisfaire aux obligations des règlementations du Pays et du CGCT imposant la potabilité de l’eau aux exploitants. Plus généralement, l’ONU a indiqué que le droit à l’eau potable est un droit fondamental. La commune de Rimatara s’attèle au respect de celui-ci » , note la CTC.

Concernant la gestion des déchets, Rimatara s’appuie sur un système « original » et « particulièrement adapté par sa simplicité » , poursuit la Chambre. L’espace disponible étant rare et les sols peu propices à l’installation d’un centre d’enfouissement, la commune combine une collecte classique en portes à portes, dix-neuf points d’apport volontaires, une déchetterie-centre de tri, et un espace de stockage de certains reliquats de déchets recyclables, ces derniers étant acheminés à Tahiti et traités par Fenua Ma.

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Les PAV sont relevés toutes les deux semaines, les déchets verts sont prélevés une fois par mois, et les encombrants une fois par an. La collecte des déchets ménagers intervient une fois par semaine.

« La quantité de déchets ultimes a évolué selon la commune de 12 mètres cube par semaine en 2018 à 2 à 3 mètres cube en 2023. Par ailleurs, elle a déclaré qu’aucun enfouissement n’est réalisé depuis 2019 » , précise la Chambre.

Les recommandations de la CTC :

  • 1 : Démarrer, à partir de 2024, le projet de rédaction du plan général d’aménagement.
  • 2 : Dès 2024, prendre les mesures effectives pour tendre vers un taux de rendement de 80 % des réseaux d’adduction d’eau potable.
  • 3 : Entamer, à partir de 2024, la rédaction d’un schéma d’organisation du service public communal des déchets.

Le Rapport complet de la CTC :

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