vendredi 25 septembre 2020
A VOIR

|

Dossier de la rédaction – Cigarette électronique : un outil de sevrage qui a fait ses preuves

Publié le

Les importations de cigarettes électroniques ont été multipliées par 4 entre 2016 et 2018. Un pic qui intervient après la hausse du prix du tabac en 2017. Les fumeurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers cet outil de sevrage. Si les autorités sanitaires ne peuvent pas nier son efficacité devant les substituts nicotinique, ils invitent les consommateurs à regarder la composition des liquides. Eclairages dans notre dossier de la rédaction :

Publié le 14/02/2020 à 10:37 - Mise à jour le 14/02/2020 à 13:56
Lecture 3 minutes

Les importations de cigarettes électroniques ont été multipliées par 4 entre 2016 et 2018. Un pic qui intervient après la hausse du prix du tabac en 2017. Les fumeurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers cet outil de sevrage. Si les autorités sanitaires ne peuvent pas nier son efficacité devant les substituts nicotinique, ils invitent les consommateurs à regarder la composition des liquides. Eclairages dans notre dossier de la rédaction :

Pour ceux qui ont tout tenté c’est souvent le dernier recours pour arrêter de fumer. Les boutiques de vapoteuses l’ont bien compris. Selon l’ISPF, les importations de cigarettes électroniques se sont envolées, passant de 595 kg en 2015 à 4 tonnes en 2018. « On a fait une étude de marché, et on a vu que pas mal de personnes commençaient à s’intéresser à la vap’. Beaucoup cherchent à s’y mettre pour arrêter la cigarette », assure Torea Gille, responsable d’une boutique.

« Ça fait presque une dizaine d’années que je fume. J’ai commencé bêtement en voulant m’amuser à faire des ronds. C’est super la vapoteuse. Ça réduit ma consommation, j’économise quand même pas mal… » confie un client, vapoteur depuis 8 mois.

Beaucoup moins dangereuse que la cigarette classique

Si tout le monde s’accorde à dire que la meilleure cigarette est celle qu’on ne fume pas, les autorités sanitaires sont unanimes : la vapoteuse reste bien moins dangereuse que la cigarette classique, et ses 4 000 substances chimiques. Comme l’ammoniaque, qui favorise l’absorption de la nicotine. Ou le monoxyde de carbone, qui empêche l’oxygène de se fixer dans le sang. « La priorité c’est d’arrêter la cigarette parce que ça, on sait que c’est hyper toxique. Avec un substitut, avec vapo’ ou sans rien du tout, mais la priorité absolue c’est d’arrêter la cigarette. La vap’ c’est quand même une réduction des risques intéressante qui peut aller vers l’arrêt total », admet le docteur Didier Lepeytre, médecin du centre d’addictologie.

Sur les fumeurs les plus coriaces en tout cas, la vapoteuse a fait ses preuves : le centre d’addictologie lui-même ne peut pas nier l’efficacité de ce nouvel outil de sevrage devant les patchs, et les chewing-gum.

L’interdiction d’importer de l’acétate de vitamine E notamment, vise plus les particuliers que les professionnels déjà soumis aux contrôles de la DGAE.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : contrairement aux substituts nicotiniques, la vap’ entretient la gestuelle, l’automatisme, et donc le conditionnement du fumeur comme l’ explique Nathalie Derycke, infirmière au centre d’addictologie : « le substitut nicotinique lui, il permet de faire un sevrage pour arrêter de fumer, un sevrage où on va déconditionner la personne de ses habitudes. Pouvoir éliminer tous ses stimulis pour qu’elle puisse ne plus avoir envie de fumer. »

Acétate de vitamine E : une interdiction qui vise plus
les particuliers que les professionnels

Mais ce qui inquiète, c’est surtout la présence éventuelle d’acétate de vitamine E dans certains liquides. « Cette substance est souvent associée à de l’huile de cannabis qui en chauffant provoque des lésions au niveau des poumons », résume Angélo Paie, chef de section enquêtes et contrôles à la DGAE. Si les contrôles menés chez les quatre importateurs du Pays se sont révélés négatifs, reste un petit bémol : l’importation n’est pas exclusive aux professionnels : « la DGAE n’a pas les prérogatives pour un contrôle exhaustif au niveau de l’importation de ces produits. » Les particuliers sont donc libres d’acheminer les liquides eux-mêmes, et de faire leur propre mélange. Le risque de voir émerger de dangereux cocktails a donc justifié un projet d’arrêté rédigé par la DGAE afin de suspendre la vente de tout liquide susceptible de contenir de l’acétate de vitamine E. Validée par le conseil des ministres mercredi, l’interdiction provisoire expose les contrevenants à une amende de 4.4 millions de Fcfp et 2 ans de prison.

Naturellement avertis des risques liés à cet additif, les professionnels, sont les premiers à bannir les substances hasardeuses. C’est pourquoi ils s’approvisionnent directement en métropole, où les liquides sont soumis à des normes de sécurité particulièrement strictes. « Les produits qu’on vent sont exclusivement originaires de France, assure Jérôme Renaud, responsable commercial d’une boutique. C’est la chance qu’on a en Polynésie d’être rattachés à la France. C’est que là-bas on a des produits bien plus contrôlés que partout ailleurs dans le monde. ce qui nous évite les soucis qu’on a pu trouver aux Etats-Unis notamment. L’agence nationale de sécurité contrôle tous les flacons qui sont mis sur le marché. C’est pour nous un gage de sécurité, c’est sûr. »

Mieux vaut donc se tourner vers les commerces que s’aventurer à « faire du bricolage ». Un message qui s’adresse tout particulièrement aux jeunes. La vente de vapoteuses étant interdite aux mineurs.

infos coronavirus

Témoignage : elle raconte comment elle a vécu la covid-19

Heureusement, tous les malades de la Covid ne développent pas de forme grave, comme en témoigne Me Brigitte Gaultier. Cette avocate au barreau de Papeete vient juste de reprendre son activité après plusieurs jours d’arrêt contraints et forcés. La sexagénaire a en effet contracté le virus après un rendez-vous avec l’un de ses clients. Durant 5 jours, elle a ressenti courbatures et grande fatigue, mais n’a jamais craint pour sa vie.

Le Pays accorde un prêt de 9,6 milliards de Fcfp à la CPS

Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, et le directeur de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) par intérim, Vincent Dupont, ont signé, vendredi, une convention relative au prêt de trésorerie de 9,6 milliards de Fcfp, accordé par le Pays au profit de la CPS.

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Derniers soldes de l’année : du 23 septembre au 11 octobre

La CCISM lance la dernière période des soldes de l’année ! Les soldes démarreront mercredi 23 septembre et dureront jusqu’au 11 octobre 2020 dans les boutiques de Tahiti et des îles.

« Māmā Fenua : Jardin d’Eden », la nouvelle exposition de...

L'artiste Tvaite expose du mardi 22 au samedi 26 septembre dans la salle Muriāvai de la Maison de la Culture. Une exposition intitulée "Māmā Fenua : Jardin d'Eden" et riche en couleurs.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV