mardi 7 avril 2020
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Dossier de la rédaction – Cigarette électronique : un outil de sevrage qui a fait ses preuves

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Les importations de cigarettes électroniques ont été multipliées par 4 entre 2016 et 2018. Un pic qui intervient après la hausse du prix du tabac en 2017. Les fumeurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers cet outil de sevrage. Si les autorités sanitaires ne peuvent pas nier son efficacité devant les substituts nicotinique, ils invitent les consommateurs à regarder la composition des liquides. Eclairages dans notre dossier de la rédaction :

Publié le 14/02/2020 à 10:37 - Mise à jour le 14/02/2020 à 13:56
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Les importations de cigarettes électroniques ont été multipliées par 4 entre 2016 et 2018. Un pic qui intervient après la hausse du prix du tabac en 2017. Les fumeurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers cet outil de sevrage. Si les autorités sanitaires ne peuvent pas nier son efficacité devant les substituts nicotinique, ils invitent les consommateurs à regarder la composition des liquides. Eclairages dans notre dossier de la rédaction :

Pour ceux qui ont tout tenté c’est souvent le dernier recours pour arrêter de fumer. Les boutiques de vapoteuses l’ont bien compris. Selon l’ISPF, les importations de cigarettes électroniques se sont envolées, passant de 595 kg en 2015 à 4 tonnes en 2018. « On a fait une étude de marché, et on a vu que pas mal de personnes commençaient à s’intéresser à la vap’. Beaucoup cherchent à s’y mettre pour arrêter la cigarette », assure Torea Gille, responsable d’une boutique.

« Ça fait presque une dizaine d’années que je fume. J’ai commencé bêtement en voulant m’amuser à faire des ronds. C’est super la vapoteuse. Ça réduit ma consommation, j’économise quand même pas mal… » confie un client, vapoteur depuis 8 mois.

Beaucoup moins dangereuse que la cigarette classique

Si tout le monde s’accorde à dire que la meilleure cigarette est celle qu’on ne fume pas, les autorités sanitaires sont unanimes : la vapoteuse reste bien moins dangereuse que la cigarette classique, et ses 4 000 substances chimiques. Comme l’ammoniaque, qui favorise l’absorption de la nicotine. Ou le monoxyde de carbone, qui empêche l’oxygène de se fixer dans le sang. « La priorité c’est d’arrêter la cigarette parce que ça, on sait que c’est hyper toxique. Avec un substitut, avec vapo’ ou sans rien du tout, mais la priorité absolue c’est d’arrêter la cigarette. La vap’ c’est quand même une réduction des risques intéressante qui peut aller vers l’arrêt total », admet le docteur Didier Lepeytre, médecin du centre d’addictologie.

Sur les fumeurs les plus coriaces en tout cas, la vapoteuse a fait ses preuves : le centre d’addictologie lui-même ne peut pas nier l’efficacité de ce nouvel outil de sevrage devant les patchs, et les chewing-gum.

L’interdiction d’importer de l’acétate de vitamine E notamment, vise plus les particuliers que les professionnels déjà soumis aux contrôles de la DGAE.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : contrairement aux substituts nicotiniques, la vap’ entretient la gestuelle, l’automatisme, et donc le conditionnement du fumeur comme l’ explique Nathalie Derycke, infirmière au centre d’addictologie : « le substitut nicotinique lui, il permet de faire un sevrage pour arrêter de fumer, un sevrage où on va déconditionner la personne de ses habitudes. Pouvoir éliminer tous ses stimulis pour qu’elle puisse ne plus avoir envie de fumer. »

Acétate de vitamine E : une interdiction qui vise plus
les particuliers que les professionnels

Mais ce qui inquiète, c’est surtout la présence éventuelle d’acétate de vitamine E dans certains liquides. « Cette substance est souvent associée à de l’huile de cannabis qui en chauffant provoque des lésions au niveau des poumons », résume Angélo Paie, chef de section enquêtes et contrôles à la DGAE. Si les contrôles menés chez les quatre importateurs du Pays se sont révélés négatifs, reste un petit bémol : l’importation n’est pas exclusive aux professionnels : « la DGAE n’a pas les prérogatives pour un contrôle exhaustif au niveau de l’importation de ces produits. » Les particuliers sont donc libres d’acheminer les liquides eux-mêmes, et de faire leur propre mélange. Le risque de voir émerger de dangereux cocktails a donc justifié un projet d’arrêté rédigé par la DGAE afin de suspendre la vente de tout liquide susceptible de contenir de l’acétate de vitamine E. Validée par le conseil des ministres mercredi, l’interdiction provisoire expose les contrevenants à une amende de 4.4 millions de Fcfp et 2 ans de prison.

Naturellement avertis des risques liés à cet additif, les professionnels, sont les premiers à bannir les substances hasardeuses. C’est pourquoi ils s’approvisionnent directement en métropole, où les liquides sont soumis à des normes de sécurité particulièrement strictes. « Les produits qu’on vent sont exclusivement originaires de France, assure Jérôme Renaud, responsable commercial d’une boutique. C’est la chance qu’on a en Polynésie d’être rattachés à la France. C’est que là-bas on a des produits bien plus contrôlés que partout ailleurs dans le monde. ce qui nous évite les soucis qu’on a pu trouver aux Etats-Unis notamment. L’agence nationale de sécurité contrôle tous les flacons qui sont mis sur le marché. C’est pour nous un gage de sécurité, c’est sûr. »

Mieux vaut donc se tourner vers les commerces que s’aventurer à « faire du bricolage ». Un message qui s’adresse tout particulièrement aux jeunes. La vente de vapoteuses étant interdite aux mineurs.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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