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Diagnostic des virus : visite au laboratoire p3 de l’Institut Malardé

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Avec son laboratoire de haute sécurité de type p3, l’institut Malardé peut analyser les agents pathogènes pouvant entraîner des maladies graves : tuberculoses, fièvre hémorragiques et dans le contexte actuel, le coronavirus. Les biologistes de l’institut sont formés pour travailler dans cet espace confiné et sécurisé.

Publié le 31/01/2020 à 16:26 - Mise à jour le 11/03/2020 à 15:39
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Avec son laboratoire de haute sécurité de type p3, l’institut Malardé peut analyser les agents pathogènes pouvant entraîner des maladies graves : tuberculoses, fièvre hémorragiques et dans le contexte actuel, le coronavirus. Les biologistes de l’institut sont formés pour travailler dans cet espace confiné et sécurisé.

C’est une zone à l’accès très restreint. Seuls 6 techniciens de l’institut ont le droit d’ entrer dans le laboratoire p3 de l’institut Malardé, un laboratoire de haute sécurité.  Ils vont principalement faire du diagnostic et de la surveillance biologique des virus redoutables. « Pour entrer dans ce sas, déjà il y a des codes que seules quelques personnes ont. Ensuite, il y a un protocole d’habillage très stricte. On a un process’ qui dit dans quel ordre il faut s’habiller, quelle combinaison mettre, quelles lunettes mettre, et après il y a aussi un protocole pour introduire les prélèvements à l’intérieur. L’accès à ce conteneur est très protocolisé ainsi que toutes les techniques faites à l’intérieur (…) On peut travailler sur des germes considérés comme hautement pathogènes », explique Cédric Mouchisan, biologiste.

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Dans le contexte international du coronavirus, l’institut Malardé est prête en cas de suspicion. Depuis jeudi, l’institut Malardé a reçu une centaine de kit de détection. Et les biologistes mettent au point les tests diagnostic. « C’est un laboratoire de biologie moléculaire donc c’est un laboratoire dans lequel on va travailler sur le génome des virus ou des bactéries. Les prélèvements sont tout d’abord reçu au p3, inactivés et une fois qu’ils sont inactivés on peut travailler dans ce laboratoire dans des conditions de sécurité totalement correctes pour mettre en évidence le génome de la bactérie ou du virus », détaille Aurélie Guigon, biologiste.

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« Ce laboratoire avait été mis en place dans le cadre de l’épidémie H1N1, de la grippe aviaire et également de la flambée d’ebola. (…) Le suivi des pathgènes nouveaux est un métier qui est intégré au sein de l’institut. la seule chose qui nous manque pour pouvoir les détecter c’est disposer de ce qu’on appelle des kits de détection. On les a reçu hier soir. Les premiers tests qui ont été faits par l’équipe sont positifs. On a réussi à monter la technique de biologie moléculaire pour ces tests sur le coronavirus. On va les confirmer demain ou après-demain pour la semaine prochaine, être prêt dès lors que nous aurions un échantillon de suspicion de coronavirus », nous dit Hervé Varet, directeur général de l’institut Malardé.

L’institut est dotée de ce laboratoire depuis 2016. Il permet en cas d’alerte suspecte d’un virus de pouvoir effectuer sur place les prélèvements et d’avoir rapidement une interprétation des résultats.  

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