mercredi 12 août 2020
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Des textes pas adaptés, une carrière peu attractive : les pompiers manifestent leur colère

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Les pompiers de Polynésie tirent la sonnette d'alarme : les textes qui régissent leur métier ne sont pas adaptés et les jeunes ne sont plus attirés par cette carrière. Les casernes se vident.

Publié le 10/03/2020 à 16:00 - Mise à jour le 12/03/2020 à 17:37
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Les pompiers de Polynésie tirent la sonnette d'alarme : les textes qui régissent leur métier ne sont pas adaptés et les jeunes ne sont plus attirés par cette carrière. Les casernes se vident.

C’est la première manifestation des pompiers en Polynésie. Ils ne sont pas en grève mais ont pris sur leur temps personnel pour crier leur désaccord. 178 pompiers de plusieurs casernes de Tahiti et Moorea ont marché dans les rues de Papeete ce mardi.

Ils pointent du doigt leur statut : avant 2012, ils étaient Agents non fonctionnaires de l’administration (ANFA). Depuis 2012 et le nouveau Code général des collectivités, ils font partie de la fonction publique. Problème : tous ont perdu leur ancienneté. « Moi j’ai intégré en 2013. Il y en a qui ont intégré tardivement la fonction publique, que l’année dernière. Tous ces gars ont perdu leur ancienneté, explique Richard Haupuni, chef de corps des sapeurs-pompiers de Mahina Aujourd’hui pour pouvoir prétendre à un examen professionnel, il faut avoir l’ancienneté requise dans la filière sécurité civile dans la fonction publique. »

Le premier examen professionnel doit avoir lieu prochainement. Mais beaucoup ne remplissent plus les conditions requises pour le passer : « Je trouve inadmissible que celui qui a 10 en 15 ans, est comme un jeune qui vient d’intégrer. »

Le statut, mais aussi les horaires et conditions de travail parfois difficiles ne rendent pas le métier de pompier très attirant pour les jeunes : « On a vu que pas mal de communes, en lançant les appels à candidatures, on a remarqué que sur les appels à candidature, il y a plus de gens de métropole qui candidatent pour être chez nous que de personnes de chez nous. C’est ça qui nous a alerté et qui nous fait dire que le métier n’est plus attractif. (…) Avec toutes les contraintes qu’on a aujourd’hui, déjà le jeune fait un travail de nuit, jours fériés, Noël et jour de l’An s’il est de garde, il est de garde. »

« Les textes qui nous régissent (…) bloquent l’évolution de carrière de beaucoup de sapeurs-pompiers », estime aussi Charles Vanaa Chef de corps des pompiers de Faa’a.

Les pompiers interpellent le Conseil supérieur : « Nos casernes ne sont plus équipées comme il faut en personnels. Les gens changent de métier (…) Tout le monde veut partir. Bientôt on aura que de volontaires. »

Ils demandent des textes adaptés à la Polynésie.

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