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Des syndicats prêts à négocier et des salariés « plus ou moins motivés à cesser le travail. »

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Publié le 13/08/2017 à 13:11 - Mise à jour le 13/08/2017 à 13:11
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Parmi les sociétés concernées, Champion, Easy Market, Wan distribution, Food, Carrefour,Cedis, Sopal, PBC, Sodimac et Champion Toa Moorea. Les directeurs de ces enseignes ont répondu au préavis en demandant des rencontres individuelles avec les syndicats. A savoir traiter des points de revendication, société par société.

Mais les syndicats ont aussitôt fait une contreproposition, indiquant qu’ils étaient d’accord sur le principe de rencontres, mais « tous ensemble avec les directeurs afin que l’on puisse expliquer les revendications, car toutes les sociétés sont touchées par les mêmes points. », explique Angelo Frébault, secrétaire général de la CSTP -FO. Et depuis, silence radio.

Pour le secrétaire général, « pour les deux tiers des points de revendication, ce sont plutôt des rappels au code du travail. » Et de lister. « Le 1er mai est un jour chômé, on ne travaille pas, rémunérer à 100%  du taux horaire le travail du dimanche, etc… »

Quant aux autres points, ceux qui fâchent, il s’agit de plans de départ à la retraite anticipée, ou à 60 ans et aussi la mise en place de plan de départ volontaire, qui, pour Angelo Frébault, « pourrait bénéficier aux anciens, et éventuellement au budget de chaque société qui voudrait laisser partir les anciens qui coûtent un peu plus cher pour embaucher des plus jeunes, et moins cher. »

Argumentant que le prix des produits alimentaires a augmenté de 35% depuis 2007 à contrario des salaires qui ont été gelés, l’homme fort de la CSTP FO estime que « C’est un secteur où il est difficile de négocier par convention. » Et de s’expliquer. « C’est un secteur vaste. Il touche presque trois mille sociétés de la plus petite à la plus grande. Il est difficile d’avoir un accord conventionnel. »

Selon lui, ces revendications vont dans le bon sens pour l’avenir de chaque salarié. Dans l’esprit du syndicaliste, il va de soi que « dans la gestion d’un établissement, il y a une part des profits qui doit revenir par négociation aux salariés, pour les motiver. Il faut partager les profits. »

Pour l’heure, les directeurs des sociétés concernées n’ont pas donné de réponses à la proposition d’une rencontre commune avec les syndicats. « Le risque est de leur côté, et non du nôtre. Nous, on est prêt à négocier, et  les salariés, plus ou moins motivés pour cesser le travail. »
 

Rédaction web avec Thomas Chabrol

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