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Des cercueils en écorce de cocotier à Rangiroa

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Sur l'île, la prise en charge des défunts est devenue une problématique. Le cimetière communal arrive à saturation. Sur place, la mairie a mis en place sa propre fabrique de cercueils pour éviter les surcoûts, mais il faut désormais envisager de faire de la place.

Publié le 11/06/2019 à 8:28 - Mise à jour le 25/06/2019 à 17:51
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Sur l'île, la prise en charge des défunts est devenue une problématique. Le cimetière communal arrive à saturation. Sur place, la mairie a mis en place sa propre fabrique de cercueils pour éviter les surcoûts, mais il faut désormais envisager de faire de la place.

Les plus importantes missions de Rangiroa sont organisées dans un entrepôt de Tiputa : aménagement des routes, transport scolaire, ramassage des déchets… Et le service technique fait aussi office de pompes funèbres. « C’est le conseil municipal qui a pris la décision de faire faire les cercueils ici-même. C’est ce que cela coûte d’acheter à Tahiti et de les faire venir à Rangiroa. Outre cela, il y aussi ceux qui décèdent à Tahiti et qui sont rapatriés sur l’atoll. Ceux-là achètent alors leur cercueil sur Tahiti. Nous utilisons de l’écorce de cocotiers pour fabriquer nos cercueils ainsi que du contre-plaquer » explique Temeehu Tetoka, adjoint au maire de Rangiroa.

Forte d’une population de près de 1 000 habitants, depuis plusieurs années, la commune de Tiputa a aussi adopté le principe de mise en terre de ses défunts dans des caveaux. « Avant, il n’y avait pas les caveaux, chacun creusait un trou pour y mettre la personne décédée. Mais maintenant, cela a changé, pour faciliter le travail, il y a des engins qui creusent et on pose le caveau à l’intérieur et on fait la propreté » nous dit Vaimanu Richmond, régisseur et responsable technique.

Un cimetière communal qui arrive donc à saturation d’où le projet du conseil municipal de Rangiroa d’étendre sa surface d’accueil.

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