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De simples fougères vendues à prix d’or sur le marché californien

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Des fougères vendues à prix d'or sur le marché floral américain ? Des Polynésiens pourraient avoir flairé le bon filon : l'exportation de certaines tiges abondantes sur le fenua. Une filière potentielle qui, selon lui, mériterait qu'on s'y intéresse de plus près.

Publié le 06/10/2019 à 16:15 - Mise à jour le 07/10/2019 à 9:09
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Des fougères vendues à prix d'or sur le marché floral américain ? Des Polynésiens pourraient avoir flairé le bon filon : l'exportation de certaines tiges abondantes sur le fenua. Une filière potentielle qui, selon lui, mériterait qu'on s'y intéresse de plus près.

Contraints de confectionner des costumes végétaux pour une soirée spectacle aux Etats-Unis, des membres de la troupe Te Ana Hotu ont fait une découverte intéressante sur le marché internationale aux fleurs à Carlsbad, en Californie. C’est là que Heiarii Roihau, musicien de la troupe, mais aussi agent de la direction de l’agriculture à Raiatea tombe sur les prix exorbitants de fougères qui pullulent sur les crêtes du fenua. « Cinq tiges à 1 000 francs ! » s’étonne l’agent, un bouquet à la main. « Ces sont des fougères qu’on trouve facilement sur nos montagnes. Donc, ce sont potentiellement des milliards qui dorment sur nos terres… Pourquoi pas essayer de développer une petite filière. »

Une trentaine de vendeurs travaillent dans ce hall de plus de 15 000 mètres carrés, où des milliers de fleurs, de tiges, et autres plantes attendent d’être dispatchés aux quatre coins du pays, dans différentes boutiques. Dans les rayons, on retrouve ainsi des feuilles de auti, des roseaux à fleurs, du pandanus, des aracées – plus connues sous le nom de apé -, des opuhi, des oiseaux de paradis, et même des branchages. Comme celles du caïmitier, qui produit la pomme étoile. Seul bémol, les tarifs appliqués.

« Cet endroit est quand même assez chère, on a vu 10 feuilles de croton à 700 francs » glisse Marilyn Greig. « Tu prends 100 paquets, tu fait 70 000 balles » résume Heiarii. Pour lui l’opportunité est là. « Pourquoi pas exporter ces plantes sur le marché américain ? » En attendant, le groupe devra s’acquitter du prix excessif des végétaux pour lesquelles elle n’aurait rien déboursé en Polynésie.

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