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De nouvelles mesures pour les forces de l’ordre

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Le ministre de l’Intérieur a annoncé une série de mesures pour lutter contre le racisme au sein de la police et de la gendarmerie. Christophe Castaner prône une tolérance zéro après les manifestations contre le racisme en France comme aux États-Unis. Comme ses homologues métropolitains, le syndicat majoritaire de la police nationale en Polynésie s’inquiète de l’interdiction d’une méthode d’interpellation "dite de l’étranglement".

Publié le 10/06/2020 à 10:18 - Mise à jour le 10/06/2020 à 10:22
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Le ministre de l’Intérieur a annoncé une série de mesures pour lutter contre le racisme au sein de la police et de la gendarmerie. Christophe Castaner prône une tolérance zéro après les manifestations contre le racisme en France comme aux États-Unis. Comme ses homologues métropolitains, le syndicat majoritaire de la police nationale en Polynésie s’inquiète de l’interdiction d’une méthode d’interpellation "dite de l’étranglement".

Arrêter un suspect en serrant le bras autour de son cou, c’est la technique enseignée depuis toujours dans les écoles de police et de gendarmerie. Une technique jugée dangereuse par le ministre de l’Intérieur. Christophe Castaner interdit également l’appui sur la nuque d’une personne arrêtée pour la maintenir au sol comme ici, à la formation des policiers municipaux :

Mais ces mesures sont bien loin de la réalité que les forces de l’ordre rencontrent sur le terrain « Cette technique-là, nous, on l’utilise, pas fréquemment, mais surtout quand on a des personnes qui ont pris de l’ice, car c’est difficile pour les policier d’intervenir et de les interpeller. On n’a pas le choix que de les contrôler » explique Wallace Teina, secrétaire régional de SGP-Police FO en Polynésie française.

Ce qui surprend également dans les annonces du ministre, c’est la formation des policiers. Elle intègre désormais la sensibilisation aux discriminations. Castaner prévoit de suspendre un agent à chaque fois qu’il y a « un soupçon avéré d’acte et de propos raciste ». « Personne ne doit risquer sa vie lors d’une interpellation » a-t-il déclaré.

« L’affaire de George Floyd aux États-Unis, celle d’Adama Traoré en France… On médiatise tout sur les réseaux sociaux. On a même des acteurs qui sont en train de critiquer la police. Nous on dit, stop, il faut arrêter. La police est là pour servir le public. Si à chaque fois, on nous met des bâtons dans les roues, ce n’est plus la peine qu’on fasse notre métier » ajoute Wallace Teina.

À Paris, les syndicats de police regrettent de ne pas avoir été consultés. Ils rencontreront le ministre de l’Intérieur ce jeudi.

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