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Covid-19 : Que signifie le stade 4 ?

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Dans l’échelle des plans d’actions du gouvernement pour lutter contre le virus, nous sommes au stade 3. Nous y sommes depuis la semaine dernière. Jeudi, le ministre de la Santé annonçait que le pays frôlait le stade 4. Mais qu’est-ce que cela signifie et implique pour la population ?

Publié le 04/09/2020 à 12:06 - Mise à jour le 06/09/2020 à 12:15
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Dans l’échelle des plans d’actions du gouvernement pour lutter contre le virus, nous sommes au stade 3. Nous y sommes depuis la semaine dernière. Jeudi, le ministre de la Santé annonçait que le pays frôlait le stade 4. Mais qu’est-ce que cela signifie et implique pour la population ?

Quatre stades épidémiques sont définis par les autorités sanitaires nationales. Une échelle qui s’applique, avec des nuances, en Polynésie.
Le stade 1 consiste à informer la population et recommander les gestes barrières.
Le stade 2 impose ces gestes barrières pour freiner la propagation du virus.

Le stade 3, que nous avons atteint la semaine dernière, permet de décréter pour l’ensemble de la population des contraintes de déplacement, des réductions d’activités ou des reconfinements par zone. Pas de reconfinement pour le moment mais nous frôlons le stade 4 selon le ministre de la Santé : « On est au stade 3, on frise le 4, a déclaré Jacques Raynal lors du point Santé. Nous n’écartons aucune hypothèse mais nous les appliquons au moment où c’est nécessaire. S’il s’avérait qu’il soit nécessaire de faire un confinement de zones, bien évidemment que nous le ferions. Mais pour l’instant ça n’est pas nécessaire. (…) Nous avons une population qui semble respecter les consignes qu’on lui donne. »

Ce qui provoque le passage au stade 4 n’est pas le nombre de cas, mais l’évolution de la courbe épidémique. Si cette courbe devenait incontrôlable, le stade 4 serait décrété, et le haut-commissaire pourrait prendre des mesures plus contraignantes de restriction des libertés : « Au stade 4, c’est administratif. Il revient à l’Etat, au haut-commissaire de prendre des mesures de privation de liberté en quelque sorte, par zone par exemple. Il y a une législation spécifique là dessus. (…) Il y a eu des actions en justice pour combattre ces freins à la liberté de circulation. Seul le haut-commissaire à ce pouvoir de le faire. Nous même, sur le plan sanitaire, on peu recommander. »

L’objectif est aujourd’hui de dépister le plus grand nombre de porteurs sains qui circulent avec le virus sans le savoir. Les hospitalisations sont peu nombreuses et il n’y a aucun décès. Pour éviter un afflux soudain de malades aux urgences, il faut que l’épidémie se propage le plus lentement possible. C’est pourquoi les gestes barrières restent essentiels…

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