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Covid-19 : premiers vaccins pour les 5 à 11 ans en Polynésie

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Cela se fait déjà ailleurs dans le monde. C'est au tour de la Polynésie. Les premiers vaccins pédiatriques contre la covid-19 ont été administrés ce samedi.

Publié le 05/02/2022 à 12:58 - Mise à jour le 06/02/2022 à 16:18
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Cela se fait déjà ailleurs dans le monde. C'est au tour de la Polynésie. Les premiers vaccins pédiatriques contre la covid-19 ont été administrés ce samedi.

Actée mercredi en conseil des ministres, la mise sur le marché du vaccin Pfizer pour les enfants a permis d’administrer samedi matin les premières injections. En 3 heures, une cinquantaine d’enfants âgés entre 5 et 11 ans ont été vaccinés à l’institut Mathilde Frébault.

“Nous avons reçu il y a deux ou trois semaines déjà 6000 doses pédiatriques du vaccin Pfizer et nous avons monté ce centre pour la première fois ici à l’institut Mathilde Frébault. On va veiller à ce que les rappels, à partir de 3 semaines après, soient pérennisés ici pour faciliter les démarches des familles. (…) On a veillé à ce que la vaccination pédiatrique ne soit pas associée à nos vaccinodromes tout public pour que les enfants aient une prise en charge spécifique rassurante”, explique le responsable plateforme covid, Manutea Gay.

Si la vaccination est désormais possible à partir de 5 ans, elle n’est pas obligatoire et ne conditionne pas l’obtention d’un pass sanitaire ou vaccinal. En revanche, elle se fait, bien entendu, avec le consentement des parents. Pour le docteur Clémentine Rullier de la Guarda neuropédiatre responsable du Camsp, les consultations pré-vaccinales permettent de s’assurer que les enfants sont en bonne santé et “qu’ils n’ont pas d’antécédents particuliers de type allergique ou des problèmes de coagulation qui nécessitent une surveillance ou des adaptations particulières par rapport à l’injection du vaccin”. Le médecin va notamment écarter toutes contre-indications et surtout, “répondre aux questions des parents et des enfants”.

Et des questions il y en a quelques unes. La plus courante du côté des enfants : “est-ce que ça fait mal ?”. “J’ai le rôle de donner une information loyale, adaptée et claire surtout avec des mots simples, destinés aux enfants, de les rassurer, leur donner des petits outils, des clefs pour mieux gérer l’injection (…) Les parents je les ai trouvés très sereins ce matin. Ils étaient bien renseignés. Ils n’avaient pas vraiment de questions.”

“Si on le propose aujourd’hui c’est qu’on pense qu’il y a plus de bénéfices à faire vacciner les enfants que de risques.”

Le docteur Rullier de la Guarda

Parmi les familles présentes ce matin, on relève beaucoup de voyageurs. “Avec des enfants souvent assez vaccinés. J’ai eu par exemple une famille avec des jeunes filles qui avaient déjà eu le vaccin contre la fièvre jaune, la typhoïde, la rage même. Donc des enfants poly vaxinés et des parents qui n’avaient pas trop de questions.” Moehau, 7 ans, confie après l’injection que “ça picotait un peu mais ça va. (…) Je suis venu me faire vacciner parce que je vais bientôt partir aux Etats-Unis. Pour ne pas que je sois malade, sinon je ne vais pas y aller.” “C’est important qu’on en arrive tous à se vacciner pour diminuer les risques de contagion”, justifie son papa, Teihotu.

Inférieure à celle utilisée pour les adultes, la dose administrée aux enfants comporte 10 microgrammes, soit trois fois moins que celle destinée aux adultes. “Quand on introduit des médicaments, des traitements ou des vaccins chez les enfants, on s’assure toujours qu’il y a une innocuité. On ne fait pas ça à la légère et on est toujours dans une balance bénéfices risques en médecine. Si on le propose aujourd’hui c’est qu’on pense qu’il y a plus de bénéfices à faire vacciner les enfants que de risques. Et les risques allergiques, de myocardites, de péricardites, sont extrêmement rares ceux qui sont liés au vaccin. Alors que la covid, le virus, peut donner des complications plus fréquentes si on compare par rapport aux risques liés au vaccin”, assure le docteur Rullier de la Guarda.

Dehors, quelques manifestants opposés au vaccin étaient présents mais n’ont pas souhaité s’exprimer. La plateforme covid explique “réfléchir à la logistique notamment pour les archipels” concernant la vaccination pour les enfants.

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